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7(1 LES STAROVÈRES^
ItM lulMe<i jusqu'à la consommation des sibdes, qui doîvent olro confirmés par Pierre*. >
Passons maintenant aux tiymnes et aux cantiques que (ïhanlc l'Église russe en Thonneur de saint Pierre.
Le jour de la fête de saint Pierre es liens, que l'Église latine célèbre le l"*"^ août, et l'Église russe le 16 janvier, nous trouvons dans l'office russe les passages suivants :
« Péchant les hommes dans les abîmes de Terreur, vous les offrez , Pierre y comme des poissons à celui qui vous a choisi lorsque vous étiez pêcheur pour faire véritablement de vous le premier de tous les disciples *. »
Ailleurs l'ÉgUse russe dit à saint Pierre : t Fondement suprême des apôtres , tu as tout quitté et tu as suivi le Maître en lui disant : « Je mourrai avec toi, afin de vivre avec toi <i d'une vie heureuse, p Tu as été le premier évêque de Rome, la gloire et l'honneur de la très-grande ville. Sur toi , Pierre, s'est affermie l'Église , et les portes de l'enfer ne prévaudront vraiment pas contre elle. Pierre, le Christ t'a nommé pierre, et c'est sur toi qu'il a bâti l'Église contre laquelle les portes de l'enfer ne peuvent prévaloir '. »
i « Tu 8(6 o6paii|Cfl, ymepjn OpaTin tbok). » Ce y4o6b pasyntra Teôli ecn, noHea:e yqennKOM'b crapifettniHncTBo Hxtfl oiBeprcfl Mené, nosiuaHeinH h bi noKaflHin iipiH4enin >TBep}KaAnnpo4afl:co(k)THCCTbJtno, flEo c/>MHOH) i^cpEBH cynta ea RaiieHu
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l'église RUSgE ET LE PAPE. 74
c Bienheureux Pierre ; celui qui existe avant tous les siècles t'a connu d'avance et t'a prédestiné à présider à son Église, et à occuper ie premier siège \ >
n serait facile de multiplier ces textes ; mais tous ceux que nous pourrions citer encore , n'ajouteraient rien à la force de ceux qu'on vient de lire.
Nos adversaires cherchent à éluder les conclusions qui ressortent de toutes ces expressions si claires et si nettes , en disant que TÉglise russe ne fait pas de cette primauté Tapanage exclusif de saint Pierre , mais qu'elle emploie le même langage en parlant de saint Paul et quelquefois de saint Jean. Que l'Église d'Orient, et l'Église russe avec elle, parle de saint Paul et de saint Jean en termes magnifiques, cela n'est pas douteux ; mais si l'on veut se donner la peine de comparer les expressions qu'elle emploie lorsqu'il est question de ces grands apôtres , avec celles qui s'appliquent à saint Pierre, on verra bien vite la différence. 11 suffit de parcourir l'office du 29 juin , consacré à célébrer la mémoire de saint Pierre et de saint Paul. On y retrouve presque à chaque page le contraste que l'Église d'Orient fait ressortir entre ces deux grands saints, tout en les associant dans les témoignages de son amour et de sa vénération. Reproduisons quelques passages qui indiquent clairement cette double pensée :
« Quelle couronne offrirons-nous à Pierre et à Paul , les premiers des prédicateurs de Dieu, à l'un comme au chef
n Bpaia a^oea ne o40.i*iorB bo ncrnnHy e/i. XpHCTOCi ta KûMenb napeqe, ITerpe, B Ha TCÔ* qepKOBb , ea aïe ajosa Bpaia ne o^oJtioTb. — Manefl MtcanHaaso IWHfl, noAi» Koeem» c.iy»:6u.
1 Tfl npe.ïB*HHuft npoyBl^A'lËBTi iipe^iycTaBH , Bce0.ia/Keuue neipe , ako DpeacTaïaia CBoea i^cpRBC n nepBonpeeroJbHnKa. — Menea Mtca<iuaa (lopa 29. iipMocb i. TBopeaie loa^aa 4^MaGRHHa,
72 LES STABOViRES,
des apôtres, à Taulrc comme à celui qui a le plus tra--. vaille * ? >
Et dans un autre endroit :
« Pierre est h pierre et le fondement de la foi; Paul , le prédicateur et le docteur des nations \ >
Et ailleurs encore , comparant saint Pierre et saint Jean dans leurs rapports avec la sainte Vierge : c Pierre, dit TËglise russe, est le fondement de V Église de son fils ; Jean est le fils de Marie selon la grâce \ > C'est ici le lieu de citer un autre passage emprunté à la liturgie russe , dans lequel Jésus-Christ et Tapôtre saint Pierre sont tous les deux appelés pierre, et mis en quelque sorte en présence Tud de l'autre.
« Le Christ, qui est la pierre, glorifie celui de ses disciples qui occupe le premier siège et qui est la pierre de la foi ; il convie tout le monde à honorer les miracles opérés par le moyen de vos chaînes, ô Pierre, et il nous accorde la rémission de nos péchés *. x>
Ainsi Jésus-Christ, en choisissant Simon Pierre pour en faire la pierre sur laquelle il bâtissait son Église , n*a pas cessé d*être lui-même la pierre et le fondement qui soutient tout l'édifice et sur lequel le prince des apôtres s'appuie.
Je le demande maintenant, est-il possible d'admettre un seul instant que l'Église qui inscrivait dans sa liturgie tou&
1 KiHMH vÈnqu y6fl3eMi> neipa h IlaEia , CoronponoBl^AHiiROFi» nopBOCTOflre^n : OBoro yOo HKO AnocToioBT. npe4HaHa-!bnnKa, OBoro hîc hko nane bc*xi ipy^HBiuaca ? — Mh ii. M-Bcfl'in. 29 H 30 Iionfl, Bi nana^'l^.
* neipe, B*pu KaMciiK) n ocnoBanie; IlaBJC, nponoB*.^HnHC n yHHTeJio aauKOBx. -TpioAB nocTiiafl, TCTBeprT) 2 ce4Mimu, yipo.
3 Obomv yOo (Ileipy) ako ocHOBaniio qepKBe cwiia ea, OBOMy Hîe ( loanny ) «ko cuHy TOfl (BoropoAnnu) uo ôjaro^aiH. — CoOophhkt., CKaaaiiie o hroh* Boropo- 4niïw PHM.iHnLiHii, n. 2. jnCTi 2-*.
* KaMenL Xphctoct. KaMcnn Btpu npocjaBJfflon. cb*t.îo, yqeHHKOBj. nopBonpecTO^-
HHKa. — MnH. MtC. 29 iFOHfl, n*CHb 3.
l'église russe et {£ PAPE. 73|
ces textes , ne croyait pas à la primauté de Pierre ? Et que faut41 de plus pour établir et l'autorité suprême du prince des apôtres^ et la divine origine de cette autorité conférée par Jésus--Christ lui-même ?
Mais une autorité pareille ne pouvait pas être personnelle à Pierre , elle ne pouvait pas mourir avec lui ; il devait avoir dans TËglise un héritier de sa puissance. Il serait absurde de supposer que Jésus -Christ en ait revêtu Pierre et l'ait institué chef de l'Eglise pour satisfaire en lui un vain sentiment d'orgueil ou d'ambition. Notre-Seigneur n'a eu en vue que l'utilité de l'Église ; or, ce pouvoir suprême n'a jamais été moins nécessaire à l'Ëgiise que du temps de Pierre , lorsque les apôtres , instruits à l'école de Jésus- Christ , remplis du Saint-Esprit , unis par les liens de la plus ardente charité, étaient en état de pourvoir par euxmêmes à tous les besoins des fidèles, sans aucun recours à Pierre.
Il faut donc conclure de tout ceci qu'il y a , et qu'il y aura toujours dans l'Église un héritier du pouvoir de Pierre, et cet héritier, c'est l'héritier de son siège, c'est l'évêque de Rome. Au reste, TÉglise russe ne nous laisse pas dans l'ignorance sur ce point ; et voici en quels termes elle parle des successeurs du prince des apôtres , et d'abord de saint Lin : « Après l'apôtre saint Pierre , saint Lin a été évêque de Rome*. i>
Puis vient saint Clément : « Pierre étant mort, et après lui l'évêque Lin , puis l'évêque Clet , Clément tint sagement à Rome le gouvernail de la barque, qui est l'Église de Jésus-
i .iHHii CBflTutt 6UCTB eiiHCRonoMi vh PHMi^ , HO cBATonTb Anocmili neTpli. Mhhch HeT. JlHBapff 4p GoOop. 70 AnocT.
74 LES 8TAB0TÂEKS,
Christ, au milieu des tempêtes et des orages... Il a fait paître ie troupeau de Jésus-Christ avec grande peine et grande patience \.. >
« Clément , saint martyr, disciple de Pierre , tu imites ses vertus divines et te montres ainsi le véritable héritier de son trône*! >
L'Église russe dit au pape saint Sylvestre : c Tu es le chef du sacré concile , tu as illustré le trône du prince des apôtres •. »
< Divin chef des saints évoques , tu as confirmé la doctrine divine ; tu as fermé la bouche impie des hérétiques ^. >
Elle dit à saint Léon : < Quel nom te donnerai-je aujour^ d'hui, homme inspiré de Dieu? Te nommerai-je le chef de l'Église orthodoxe du Christ et le soutien de la piété , le prédicateur et le ferme appui de la vérité , le véritable chef du suprême concile ^^ Tu as été le successeur au trône suprême de Pierre ; tu as eu son caractère et son zèle pour la foi *. » € — Très-sage Léon , colonne de l'orthodoxie de l'Église du Christ', successeur du glorieux Pierre, investi de son autorité
i CROHHaBineMycA Ileipy u no noMi EnncKony .Iney, Toate EnHCRony Rjirry , opaïuiine RjHMeHTb vb Vnttb Aoôpt RopadiB pepEse XpHcroBott nocpe^'È BOineHifl h CypH... h naciiine Xphctobo cra^o co MnorHMi ipy^OMi n TepniHiearL. — ^ei. hhh. HoAÔpfl 28. naHflTb Gb. RjHMeHTa PHMCRaro.
s y^eHERi ùujn nerpoBi. , CoKsocTBeHHue Hpasu Toro no4pa»afl , RjHMeHTe crpanajhHe, tkvjRQ H npecTOia npeeMHHRi hcthhho noRasaacfl ece. — M h h. utc,
HOflCpA 25.
8 BepxoBHHRi jiBH jcfl ccH cBAii|eHHaro GoCopa CBfliqeHHOTatiHHHC HBepxoBnaroyHeHn- ROBi ^Kpacuj'b ccH npecTOJi». — Mu h. h'èc. fleBapa 2. Gb. GHibBecrpa, nanu PHMCRaro, ephocb 8.
^ flRO 6o}KecTBeHHutt BcpxoBnnR-h CBAïqeHHUX'b oiqeBi, CBAïqeHHoe ynenie yTBep^Hj'B, epeTHKOBi 3arpa4HJi ecn ôeaôojKnafl ycTa. Tanace, npMOCi 9.
s ^TO Tfl HMeeyeM'b , OoroB^oxnoBonuc ? r^asy au npaBoaiaBHBifl I^epRBO XphctoboR, ORO .ïH 6j[aroHecTbfl ? 'ito ta nbinfe npoHapeKy, «ly^ne? nponoB'fe;tnnRa jh uctiihu n ocHOBaHie Tsep^o , craptttmHny BcpxoBHaro GoÔopa necTHaro. TaMate, ^espa-ia 4 8. G 6. tlLsa, nanu pHHCRaro.
6 Ilerpa BcpxoBnaro npccT0.m nac.i'È^HnR'b ôu.i'b ecn , Toro nwba upasi^H poBHOCTb CoroMyApe Bi^pu. H p h o c 'b 4 .
7 GTOini upaBociasiA XpHcroBOâ I(epRBe, BceiiyApe Mue. H p m o c 1 5.