PREMIÈRE PÉRIODE (PHÉNOMÈNES DU DÉBUT
Parmi les nombreuses préoccupations d'un physiologiste étudiant un agent toxique, il en est plusieurs qui doivent être toujours présentes à son esprit: il faut varier les doses et noter avec grand soin les effets produits suivant la quantité donnée; de plus, il est indispensable '<■ de suivre l'évolution des symptômes, c'est-à-dire de noter le rapport des signes dans le temps à partir du début jusqu'à la lin de l'empoisonnement; on doit également être ■tout à fait familiarisé avec l'organisation anatomique et physiologique de l'animal sur lequel on expérimente. Ce
sont là des considérations élémentaires dont l'oubli a cependant plus d'une fois conduit à l'erreur.
Quand on intoxique l'animal avec des doses de tanguin moyennes, mais surtout avec des doses faibles, on pro-l voque de l'excitation dont la durée est variable, comme | on peut le voir dans les expériences suivantes :
Première expérience. — Injection sous-cutanée de 0 gr. 12 dè\ tanguin. Agitation pendant 15' environ. — Abolition des ?noM-H vemenls volontaires 30' après le début, arrêt de la respiration 1 h. après; perle de V irritabilité neuro-musculaire.
A 11 h. 5', on injecte sous la peau du dos d'une gre-fl nouille 0 gr. 12 de tanguin. Pendant 15' elle s'agite beau-l coup, les battements du cœur deviennent plus fréquents;! 25' après, elle reste immobile si on l'excite; ses pattes I postérieures étendues ne se fléchissent plus, la tête, sou-| levée au-dessus du plan de la table et abandonnée à elle— B même, retombe ; à ce moment les muscles sont le siège! de quelques contractions. 30' après l'injection, les mou-1 vements respiratoires sont abolis; placée sur le dos, la! grenouille ne se relève plus; après cO'le cœur se contracte! encore faiblement, le nerf n'est pins excitable, le muscle! l'est encore (phénomène curarique). 1 h. après, ni les nerfs! ni les muscles ne sont excitables (le phénomène curarique! a disparu).
Chez cette grenouille, l'un des premiers effets de l'hi-jl jection du tanguin a été de provoquer de l'excitation, avec! accélération des battements cardiaques; puis on a noté! l'arrêt de la respiration et l'affaiblissement du cœur, enfin! la perte de l'irritabilité neuro-musculaire, l'irritabilité du!
nerf cessant un peu avant celle du muscle; mais ce sont là dos phénomènes lents à se produire.
Deuxième expérience. — Injection sous-culanée de 0 gr. 12 de tanguin. — Au début, accélération des mouvements respiratoires, puis arrêt de la respiration. — Phénomènes convulsifs toniques et cloniques. — Arrêt du cœur. — Phénomène curarique tardif.
Le 10 juin, à 3 h. 32', on injecte sous la peau du dos d'une grosse grenouille 0 gr. 12 de tanguin; pendant les 5à6' qui suivent l'injection, la respiration est régulière et accélérée, les battements cardiaques augmentent de fréquence; 15' après, les mouvements abdominauxont cessé. Au même moment la grenouille est flasque et n'exécute plus de contractions volontaires; 20' après, en laissant tomber la grenouille sur la table, elle est prise de convulsions toniques cloniques généralisées, puis violentes, qui persistent pendant quelques minutes et sont suivies de résolution musculaire; d'ailleurs V excitabilité neuro-musculaire est bien conservée. 28' après, le cœur est ralenti, presque arrêté. 39' après l'injection, le nerf n'est plus excitable, le muscle l'est encore : c'est le phénomène curarique secondaire et tardif.
Le tanguin porte donc son action sur la respiration et sur la circulation, les mouvements respiratoires cessant avant les battements du cœur. Le phénomène curarique, c'est-à-dire la perte de l'irritabilité du nerf avant celle du muscle, est un phénomène secondaire et accessoire.
L'accélération et souvent une plus grande amplitude graphique des mouvements respiratoires s'observent très nettement chez le rat et chez, le chjen avec des doses
faibles. Ces deux phénomènes peuvent être dissociés; l'accélération peut coïncider avec la diminution, l'égalité ou l'augmentation de l'amplitude ; l'accroissement de l'amplitude peut exister seule avec égalité de fréquence.
Voici des expériences qui prouvent la réalité de ces faits.
Troisième expérience. — Injection sous-cutanée de 0 gr. 2a de tanguin à un rat blanc. — Symptômes prédominants, affaiblissement des mouvements volontaires. — Accélération de la respiration pendant toute la durée de V intoxication. — Phénomènes convulsifs. — Survie de V animal.
De 2 h. 45' à 3 11. 25', on injecte sous la peau d'un rat blanc 0 gr. 25 d'extrait de tanguin. 10' après, l'animal se contracte avec moins de vigueur ; il reste là où on le dépose, en agitant la tête; les mouvements respiratoires augmentent de fréquence. 1 h. après, la respiration est très accélérée : 80 par minute ; 1 h. 15' après l'injection, frissonnements convulsifs revenant par accès ; excité, le rat exécute quelques mouvements, puis reste immobile. 1 h. 20' après, sous nos yeux, l'animal tombe sur le côté, en proie à des convulsions cloniques, qui persistent pendant 1 h. 45'.
Dans la soirée, les convulsions cessent, puis reparaissent pendant deux jours. L'animal revient ensuite à l'état physiologique.
Au début, nous voyons encore la respiration augmenter de fréquence ; bientôt éclatent les phénomènes convulsifs d'une grande intensité; néanmoins laguérison est survenue.
Quatrième expérience. — Injection sous-cutanée d'extrait de ianguin. — Tracé pneumograpliique de la respiration. — Analyse des gaz du sang. — Dosage de CO2 exhalé. — Pression artérielle.
Le 2 juillet, on intoxique un chien de 14 k. 500; sa pression artérielle normale est deOm,157.
Gaz du sang. 20 ce. de sang artériel donnent 8 ce. 3 CO2, 4 ce. 0.
Acide carbonique exhalé par les poumons : 25 litres d'air expirés en 4' contiennent 1 gr. 10 00- ; pouls 60, respirations 14.
A 10 h. 45', on fait une injection sous-cutanée de 1 gr.50 d'extrait de tanguin en solution aqueuse au cinquième.
25' après, le pouls est à 64, la respiration à 20; la pression artérielle est augmentée, elle est de 0m, 183.
30' après, gaz contenus dans 20 ce. de sang : 6 ce. 7 CO2, 4 ce. 7 0.
Acide carbonique exhalé : 25 litres d'air expirés en 4' 35" renferment 0 gr. 87 d'acide carbonique.
Fig. 4. — A. Tracé pneumograpliique normal, pris au niveau de la région moyenne du thorax avant l'injection.
Au début, le graphique de la respiration acquiert plus d'amplitude (fig. 5) qu'à l'état normal (fig. 4) ; la pression artérielle est augmentée.
L'animal succombe vers midi.
En comparant ces deux tracés, on voit que l'amplitude des mouvements respiratoires s'est accrue, bien que le degré de fréquence reste le même.
5. b. Tracé pneumugrapliique sept miaules après l'iujeclion d'extrait
de tauguia. *
Chez le chien, la première phase est plus mouvementée, la respiration s'accélère, devient bruyante, le sympathique est excité; on note des nausées parfois excessives, des. vomissements, de la diarrhée, voire même du ténesme rectal ; les mouvements volontaires s'affaiblissent ; le chien s'affaisse, se relève, titube et finit par ne plus pouvoir se tenir debout.
Voici une expérience qui montre tous ces symptômes :
Cinquième expérience du 2 juin. — Accélération de la respiralion. — Nausées, vomissements. — Ténesme rectal, affaiblissement musculaire, convulsions tétaniques. — Mort.
A 4 h. 5', on injecte 1 gr. 40 d'extrait de tanguin sous la peau d'un chien pesant 8 k. 900, on laisse l'animal en liberté. 14' après l'injection, excrétion de matières fécales. 15' après, nausées et vomissements alimentaires. 18' après, l'animal se tient debout, haletant. 19' après, il marche assez
bien. 20' après, vomissement. 22' après, défécation, diarrhée; un peu de ténesme rectal. 25' après, la respiration est difficile ; 100 inspirations par minute, le ténesme continue.
30' après, respiration forte, bruyante; 34 inspirations, l'animal se couche sur les côtés. 33' après, le chien se tient debout, a des vomissements muqueux. 37' après, il oscille sur ses pattes, se couche volontiers sur le train postérieur; plaintes, respiration difficile. 38' après, décubitus latéral, nausées, titubations. 40' après, il se tient à peine debout, retombe immédiatement couché. 41' après, le chien est chancelant, retombe latéralement, s'agite, puis retombe; il éprouve des accès d'agitation ; les pupilles sont petites, la muqueuse rectale est procidente. 47' après, la température rectale est à 30°,6, la respiration cà 20. 49' après, il ne peut plus se tenir sur ses pattes; puis surviennent des nausées, des convulsions, de la raideur tétanique. La mort arrive 52' après le début de l'injection.
La durée de la première période est d'autant plus courte que la quantité de poison injecté a été plus forte.
B. — Deuxième période (Période conoulsioante)
a- — Action du tanguin sur l'irritabilité neuro-musculaire
A mesure que l'intoxication s'accentue on constate que le tanguin porte primitivement son action sur le système neuro-moteur; ranimai s'affaisse, tombe dans une sorte
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de résolution des muscles, les mouvements volontaires diminuent ou cessent. Ce fait est très évident chez les batraciens.
Siocième expérience.
A 5 h. 24', on injecte 0 gr. 05 d'extrait de tanguin sous la peau du dos d'une grenouille très vivace. 3' après, elle est agile et exécute normalement des mouvements volontaires. 9' après, la tête, au lieu de rester élevée audessus de la table, s'affaisse; l'animal est inerte, les pattes postérieures étendues gardent cette situation; le choc des membres postérieurs contre la table leur fait éprouver quelques contractions fibrillaires ; l'irritabilité neuro-musculaire est intacte. 11' après, la grenouille renversée sur le dos ne peut plus se retourner sur l'abdomen, les mouvements respiratoires ont cessé. 12' après, si l'on pince les pattes antérieures, on voit survenir des mouvements réflexes violents dans les muscles des pattes postérieures. 15' après, les membres excités deviennent le siège de petites secousses convulsives, qui sont très nettes 24' après le début. 40' après, le nerf n'est plus excitable; le muscle l'est à peine; les battements du cœur ont cessé.
Dans ce cas, il est évident que le tanguin agit d'abord sur le système neuro-moteur en produisant une diminution, en altérant peu l'irritabilité neuro-musculaire ; l'exagération de la réflectivité, qui peut aller jusqu'aux convulsions, plaide encore en faveur de l'action du tanguin sur les centres ; bientôt la respiration cesse ; à ce moment, les nerfs et les muscles sont encore excitables. Ce n'est que 40' après
la début do l'injection que l'irritabilité nerveuse s'est éteinte, un peu avant l'irritabilité musculaire.
Voici une autre expérience qui démontre le même fait :
Septième expérience.
A 3 h. 26', injection de 0 gr. 06 de tanguin sous la peau du dos d'une grenouille. 9' après, elle se débat, retire ses pattes quand on les étend; les mouvements respiratoires sont conservés. 14' après, les mouvements des lianes et de l'appareil hyoïdien ont diminué d'intensité. 17' après, on aperçoit des mouvements spasmodiques fibrillaires dans les muscles latéraux du tronc. 19' après, début d'affaissement, les- pattes postérieures restent traînantes quand on les étend. 21' après, affaiblissement, la grenouille est flasque; néanmoins, quand on lui pique une patte, elle exécute des mouvements très nets ; l'excitabilité neuromusculaire est conservée. 35' après, la respiration cesse ; à ce moment le nerf est encore excitable. 49' après, l'irritabilité du nerf a disparu, tandis que celle du muscle persiste encore. 55' après, le cœur se contracte, mais très faiblement.
Ici nous voyons diminuer, puis cesser les mouvements respiratoires et les mouvements volontaires; ce phénomène s'accompagne de flaccidité des membres ; à ce moment, la résolution musculaire étant complète, l'irritabilité neuro-musculaire est très nette ; enfin, 49' après l'injection, le nerf a perdu son excitabilité, tandis que le muscle l'a conservée. C'est là un phénomène curarique secondaire que l'on observe souvent en toxicologie.
Nous venons de constater qu'à une première phase
m TANGUIN DE MADAGASCAR
d'excitation succède une deuxième phase de résolution musculaire, qui peut être marquée par des phénomènes spasmodiques. A l'excitation du début succède, chez les batraciens, un état particulier de flaccidité musculaire coïncidant avec une exagération de la réflectivité bulbospinale. Ainsi, ce qui domine au milieu de la diminution et même cle la cessation des mouvements volontaires, ce sont les troubles d'hyperexcitabilité neuro-musculaire, se traduisant par des symptômes épileptiformes ou tétaniformes. Les phénomènes convulsifs sont très apparents chez les batraciens, il suffit d'exciter l'animal en le laissant tomber sur la table pour voir immédiatement se produire des convulsions plus ou moins intenses avec secousses: tantôt ce sont de simples trémulations qui cessent rapidement; tantôt ce sont des attaques, en général éphémères. Ces convulsions ressemblent à celles que provoque la strychnine; néanmoins les symptômes de l'empoisonnement par le tanguin ne sont pas les mêmes que ceux de l'intoxication par la strychnine.
Voici des expériences qui montrent l'état de flaccidité alternant avec des phénomènes convulsifs.
Huitième expérience. — Injection de 0 gr. 08 de tanguin sous la peau du dos d'une grenouille pesant 25 gr. — Secousses convulsives.
A 11 h. 16', injection. A 11 h. 21', la respiration s'accélère, devient plus active. A 23', le saut est un peu moins vif. A 26', les mouvements des membres postérieurs sont plus lents. A 28', la respiration est faible ; la grenouille mise sur le dos ne peut pas se relever, les membres postérieurs sont
flasques. A 32', quand on laisse tomber l'animal, les membres postérieurs sont agités de petites secousses; le fait est très net à 11 h. 37'. A il', on ne détermine plus de mouvements. A 48', l'excitation du nerf sciatique provoque des contractions musculaires. A 51', le cœur bat plus lentement, plus faiblement, avec des arrêts. A 11 h. 54', cessation des battements cardiaques.
Neuvième expérience. — Injection sous-cutanée de 0 gr. 12 de tanguin. — Convulsions épileptiformes. — Arrêt du cœur.
A 3 h. 48', on injecte 0 gr. 12 de tanguin sous la peau du dos d'une grenouille vigoureuse. Après 5 à 6', l'animal n'exécute plus de mouvements volontaires et reste flasque. 12' après, des convulsions se produisent par accès; dans l'intervalle, on constate de la résolution musculaire. Quelques minutes plus tard, le cœur s'arrête en systole.
Cette expérience prouve qu'en augmentant la dose les convulsions deviennent très manifestes.
Dixième expérience. — Injection sous-cutanée de 0 gr. 25 de tanguin. — Exagération des réflexes après le début de ïinjection. — Phénomènes épileptiformes.
A 11 b. 12', on injecte à une grosse grenouille 0 gr. 25 d'extrait mixte de tanguin sous la peau de la patte postérieure droite. 8' après, les réflexes commencent à s'exagérer. 14' après, l'irritation provoque de légères convulsions. 43' après, on voit éclater des convulsions cloniques et toniques; la contractilité électro-musculaire est conservée. Le cœur s'arrête 50' après le début de l'injection.
Les convulsions deviennent violentes avec une dose
forte. Ces doses, qui paraissent énormes, ne le sont cependant pas; en effet, les extraits hydro-alcooliques laissent des substances insolubles inactives.
b. — Action du tanguin sur la force musculaire
Chez le chien et chez le cobaye, l'arrêt respiratoire est suivi de la cessation des battements du cœur. A cette phase, la force musculaire, évaluée à l'aide du dynamomètre, en excitant le nerf, est la même qu'avant l'intoxication ; l'irritabilité des nerfs et des muscles paraît conservée. Dans ces conditions, la cause de la mort ne saurait dépendre de la perte de l'irritabilité neuro-musculaire.
Voici des faits qui démontrent la persistance de la force musculaire au moment de la mort.
Onzième expérience.
Le 23 mai, à 9 h. 35', on sectionne le nerf sciatique droit d'un chien pesant 12 k. 200, puis on mesure la puissance musculaire par la méthode que nous avons décrite pour la première fois dans un travail fait en commun avec M. Gréhant {Journal de VAnatomie et de la Physiologie, septembre-octobre 1884). En excitant le nerf, nous notons comme force musculaire: première excitation, 12 k. ; deuxième, troisième, quatrième et cinquième, 11 k.
La force musculaire, en excitant le muscle seul, est de 1 k. 500 à 2 kilogrammes; notons que l'évaluation de cette force était difficile à apprécier dans le cas présent, à cause des contractions volontaires qui se produisaient en même temps.
A 9 h. 33', on injecte sous la peau 1 gr. 50 d'extrait de tanguin; pendant quelques minutes le chien aboie, puis il se calme ; on note 42 mouvements respiratoires par minute; 5' après, la respiration est saccadée avec quelques rares secousses ; 8' après, les mouvements respiratoires sont descendus à 32 par minute; le tracé pneumographique fait voir qu'ils ont une plus grande amplitude qu'à l'état normal. 14' après, l'animal se calme, les nausées surviennent ; la tête reste pendante en dehors de la gouttière; la respiration subit des arrêts et cesse complètement 18' après le début.
A cette période, on excite le sciatique droit, et la force musculaire mesurée au dynamomètre donne pour la première excitation 9 k. 500 ; pour la deuxième et la troisième excitation 9 k.
6' après la cessation des mouvements respiratoires, on excite, pour la première fois, le nerf sciatique gauche ; la première excitation donne 7 k. 500 ; la deuxième 7 k. ; la troisième, 6 k. ; la quatrième, 5 k. ; la cinquième, 3 k. 8' après l'arrêt respiratoire, l'excitation du nerf ne donne plus rien, tandis que l'excitation directe du muscle détermine encore des contractions très nettes.
L'expérience qui suit est encore un exemple fort net de la conservation de la puissance musculaire après l'intoxication par le tanguin.
Douzième expérience.
A 9 h. 20', le 27 mai, on sectionne le nerf sciatique droit, qui, excité, provoque une contraction musculaire dont la force est de 11 k. 500 pour la première excitation,
11 k. pour la deuxième, 14 k. pour la troisième, 13 et 13 k. 500 pour la quatrième et pour la cinquième; la température rectale esta ce moment de 38°, 9.
De 9 h. 30' à 10 h. 25', on injecte sous la peau 2 gr. d'extrait de tanguin. 40' après le début de l'injection surviennent des vomissements abondants; 50' après, nausées, diarrhée, cris violents ; 55' après, l'animal est pris de convulsions toniques, il se raidit et meurt par arrêt respiratoire; à cette phase la température est de 38°, 3. On excite immédiatement le nerf sciatique gauche non sectionné ; la première excitation donne 13 k.; la deuxième et la troisième, 11, k. et 11 k. 500; la quatrième jusqu'à la septième, 10 k. ; 16' après la mort, l'excitation du nerf donne 6 k.; 18' après, 4 k. ; 20' après, rien; le muscle se contracte encore sous l'influence de l'excitation électrique.