PRI
La P. LIMONEUSE et la P. DES MARAIS jouissaient chez les anciens de prétendues vertus contre le râle; ils en faisaient pr cela prendre des infusions à leurs coureurs. Dans le
idi, la P. PLUVIALE est employée à récurer la vaisselle.
PRIMEROSE. V. PrimevÈne.
PRIMEVÈRE À GRANDES FLEURS. Prémula grandiflora. (Coucou, Rae.) L'apparition de cette fille du printemps, qui porte son nom, fait époque dans l’année comme le chant
u coucou et l’arrivée du rossignol et de l'hirondelle, Quand on s’est dit : « La Primevère est en fleur, » l'hiver semble passé et le printemps tout près d'éclore. Le soleil de février suffit souvent pour la faire épanouir. Aussi abondante que pee elle tapisse le bord des ruisseaux et émaille les prés iumides du jaune-canari de ses fleurs. On en trouve une variété aussi grande et de même couleur, où plusieurs fleurs se réunissent sur lamêème tige; on ne doit point la confondre avec le P. elatior des botanistes. Celui-ci a une hampe multiflore dont les fleurs, naturellement jaunes, mais plus petites, deviennent rouges, brunes, doubles et panachées par la culture. Au reste, ces deux espèces ont produit une multitude de variétés qui font de charmantes bordures. On les multiplie de rejetons et de boutures, ou mieux de graines pour avoir des nouveautés. Il convient de les couvrir Moéroniant dans les grands froids, de leur enlever les feuilles mortes et de les purger des limaçons 5 les attaquent. Une terre légère, fraiche et ombragée est celle qui leur convient le mieux.
La P. OFFICINALE (Fleur-de-coucou, Herbe-à-la-paralysie, Herbe-de-saint-Pierre-et-saint-Paul), commune dans les prés, où elle paraît un peu plus tard, est employée en décoction contre la paralysie et en application contre les rhumatismes. Ses racines servaient autrefois de sternutatoire. Ses feuilles peuvent se manger en salade. Dans le Nord, on prépare avec ses fleurs une boisson agréable. Toutes ces propriétés sont communes aux espèces précédentes,
La P. AURICULE ou OREILLE-D'OURS, P. auricula, ainsi nommée du limbe de la corolle souvent onduleux et crispé,
. vient dans les hautes montagnes; mais les jardins s’en sont emparés, et elle fait la passion des amateurs par la variété de ses vives couleurs. Les variétés les plus estimées sont le bleu pourpre, le liseré blanc, le brun foncé, le brun olive, le feu velouté noir et l’orangé. Les fleuristes mettent leurs Auricules en pots qu’ils dressent en amphithéâtre.
L’Auricule, qui, dans les montagnes, croît au pied des rochers et dans leurs crevasses, veut une terre légère qu’on n'ar-
792 PRU
rose que lorsque la plante devient molle. Elle craint moins le froid que le chaud et Fhumidité. Le levant ou le nord sont l'exposition qui lui convient le mieux. Elle se multiplie de rejetons qu’on place à mi-ombre. Lors de la floraison, on peut relever en mottes pour mettre en pot. Les graines, pour obtenir des variétés, doivent être semées en terre de bruyère.
La P. DE CHINE, P. Sinensis, est une des plus jolies plantes qu on puisse cultiver pour décorer les appartements pendant l’hiver. Ses charmantes fleurs, roses ou blanches, s’y épanouissent depuis le mois de novembre jusqu’au printemps. II lui faut la terre de bruyère mêlée d’un quart de vieux terreau. La plante est vivace, mais elle périt facilement pendant l'été. Si l’on veut la conserver, on doit la préserver avec soin de la pluie et de l’humidité.