DU JAPON. V. HORTENS1IA
L — PÉONE. V. PIVOINE.
— TRÉMIÈRE, D'OUTRE-MER , A-BATON. V. Gui- MAUVE ALCÉE.
ROSEAU À QUENOUILLE. Arundo donux. (Grand Roseau, Canne de Provence.) Ce beau Roseau, type de tous les autres, tire son nom spécifique du grec donein, agiter, parce que sa mobile panicule se balance au moindre vent. C’est le géant des Graminées d'Europe. Originaire de la France méridionale, il sé cultive dans tous les jardins pharmaceutiques pourses vertus diaphorétiques et diurétiques. Sa racine est un anti-laiteux célèbre. On le place aussi dans les jardins d'agrément pour l’effet pittoresque de ses longues tiges; mais on cherche en vain dans le Nord sa panicule purpurine et flottante, qui ne se montre que dans le Midi. On le multiplie aisément par éclats
de racines. Les jeunes pousses se mangent ; mais bientôt elles deviennent dures et ligneuses, et se marquent de nœuds réguliers. Le retrait de la moelle fait de ses chaumes de longues tiges creuses, minces et légères, qu'on emploie à de nombreux usages, tels que lignes de pêcheur, quenouilles de fileuse, étuis, flûtes-à-Pan, etc. C’est de ce Roseau sans doute qu'a dû parler Virgile en disant :
Pastor in æquali modulatur arundine carmen.
Ovide le fait servir à la pêche à la ligne :
Hos aliquis tremula dum captat arundine pisces. Et Horace aux jeux des enfants :
Ludere par, impar, equitare in arundine longa.
Les lieux humides, le bord des eaux, une terre substantielle et un bon paillis hiver suffisent au grand Roseau, dont les tiges ne doivent se couper que lorsque les feuilles se dessèchent. On en cultive une belle variété, moins haute que la précédente, à feuilles rayées de vert et de blanc; elle est connue sous les noms de Roseau panaché et de Canne royale.
Le R. À BALAIS, Phragmites communis (Cannette, petit Roseau, Roseau des marais), croit dans les marais et les prés inondés. Le bourgeon de ses feüilles serrées en cône au sommet de la tige est très-piquant. Après le grand Roseau, il est de toutes les Graminées une des plus élégantes
| par Son port et sa taille. On le coupe dans sa fleur pour faire | des balayettes; ses tiges servent de toiture aux chaumières ; | on en fait des bobines, des flûtes-à-Pan, des paillassons, des | nattes, des allumettes, etc. On le plante en haies productives ; | les feuilles servent de litière et de fourrage, et teignent en
jaune aussi bien que les fleurs; la racine, comme celle du Donax, est diaphorétique, anti-laiteuse et diurétique.
ROSEAU AROMATIQUE. V. ACORE.