TRIPE, TRIQUE-MADAME. V. ORPIN BLANC
TROËNE commun. Ligustrum vulgare. (Fresillon, Puine blanche.) C’est sans doute à la Ligurie que le Troène doit son nom latin. Il est cité dans les églogues de Virgile, et la courte durée de sa fleur était très-connue des bergers :
Alba ligustra cadunt, vaccinia nigra leguntur.
Lé port gracieux de cet arbrisseau, le joli vert de ses feuilles luisantes et l'odeur de ses fleurs blanches en bouquets le placent à côté du Jasmin et du Lilas aussi bien que ses caractères essentiels. Il croit dans nos contrées et garde trèslongtemps son feuillage. Des bais noires très-amères succèdent aux fleurs ; on les emploie à colorer les vins blancs ; les fabriques de cartes s’en servent pour leurs couleurs rouges et
urpurines ; on en fait l'encre des chapeliers ; la laque vioette qu'on en retire est employéeen peinture ; elles peuvent donner une coulèur verte aux étoffes jaunes ; on en extrait
une huile bonne pour l'éclairage. Enfin, ces baïes sont pendant l’hiver la nourriture des oiseaux, principalement des merles ; les moutons les aiment beaucoup.
Les feuilles sèches du Troène sont employées dans le Nord au tannage ; fraiches, elles sont astringentes. Les chèvres et les moutons les recherchent. Les petites branches servent à faire des ouvrages de vannerie, des ruches, des cages, etc. Son bois, dur, sert aux tourneurs et donne du charbon pour la poudre. Le Troène, par ses fleurs, ses feuilles et ses formes gracieuses, mériterait de trouver place dans tous les bosquets et jardins d'agrément.
TROLLE D'Europe. (Boule-d’or, Renoncule de montagne.) Cette belle fleur des hautes montagnes peut être cultivée dans les jardins si on la met à mi-ombre en bon terrain mélangé de terre de bruyère. Elle est d’un effet superbe avec ses petites roses d’or, à moitié entr’ouvertes, se dressant sur des tiges droites que pare un luisant feuillage. La racine, trèsàcre, est un purgatif drastique.
TROUILLE. V. CHou, Noyer (marc du fruit).
TRUFFE NOIRE. Tuber cibarium de De Candolle. Le genre Tuber ou Truffe appartient à la section des Champignons appelés Fungi hymenogastræi, dont le principal caractère est is leurs semences ou corps reproducteurs se développent dans les replis d’une membrane située à l’intérieur du Champignon. Les Lycoperdons ou Vesse-loup, si communs dans nos contrées, ont un mode de végétation un peu analogue ; mais les Truffes en diffèrent essentiellement en ce qu’elles vivent sous terre et ne répandent pas leurs semences au dehors.
Le genre Truffe renferme vingt-une espèces connues, dont quatre sont généralement employées comme comestibles. Ce sont :
1° La T. NOIRE proprement dite, T. melanosporum, qui est la meilleure de toutes. Elle se reconnaît à sa superficie couverte de très-petites aspérités et à son tissu intérieur, qui, à la maturité, est d’un noir uniforme tirant sur le rouge, sans sinuosités plus foncées, mais à veines minces, nombreuses, d’abord blanches, puis rougeètres quand le Champignon vieillit. Cette espèce est commune en Italie, dans le Poitou et en Provence.
2° La T. pu Norp, T. brumale, souvent mélangée avec la précédente. Elle en diffère par ses aspérités un peu plus marquées et par sa chair d’abord d’un blanc tirant sur le brun, puis noirâtre, offrant constamment des veines blanches nettement détachées. it
9° La T. D'ÉTÉ, T. æstivum, commune autour de Paris et