ACIDE OXALIQUE. V. OSEILLE, OXALIDE
ACONIT. La mythologie a fait naître l’Aconit de l'écume des trois gueules de Cerbère enchaîné par Hercule, et Ovide l’a chanté comme un poison dangereux : Lurida terribiles miscent aconita novereæ. Il croît en effet dans les montagnes peu de plantes aussi vénéneuses ; son action se porte spécialement sur le système nerveux et sur le cerveau ; pris à dose un peu forte, il produit une sorte d’aliénation mentale, une violente inflammation des organes digestifs, el enfin la mort. Mais comme les plus grands poisons peuvent se convertir en remèdes, le même Aconit, employé sagement, produit d’heu-