‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 603 sur 1111 · ACO · texte numérisé non relu

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reux effets ; il augmente la fréquence du pouls, facilite les sécrétions de la peau et des reins, peut triompher des rhunatismes chroniques, des affections cancéreuses et de la paralysie. Il convient surtout à l’hydropisie par ses propriétés éminemment diurétiques. Les racines et les feuilles sont le siége de ses vertus actives. Il y aurait du danger à les tenir trop longtemps à la main.

Tous les Aconits participent plus ou moins à ces qualités vénéneuses. Le plus terrible de tous est l'A. féroce, dont les Indiens emploient la racine à empoisonner leurs flèches. Cette plante redoutable croït abondamment dans les montagnes du Thibet, où elle est nommée par les habitants Wichemi bich. Voici ce qu’écrivait dernièrement un missionnaire en décrivant ses terribles effets : « À la moindre égratignure, l’homme reste engourdi sur place ; lours, atteint d'un de ces traits empoisonnés, ne va pas au delà de dix mètres ; le buffle se traîne à une centaine ; l'éléphant succombe après deux cents pas. » L’Aconit le plus commun sur les montaynes élevées du Lyonnais et du Forez, le plus répandu dans les jardins pour la beauté de son feuillage luisant et de ses grandes fleurs en grappes bleues, est le Napel, ainsi nommé de la petite rave de sa racine, et appelé aussi Char de Vénus. On trouve en effet qu’en abaissant comme une capote de calèche le casque dela fleur, on en fait subitement partir comme deux petites colombes attelées à un char. Ce sont simplement les pétales, qui, renfermés sous un sépale coloré, sont restés blancs et glanduleux.

La culture du Napel est facile et ne demande d’autres soins qu’une terre sèche et pierreuse, plus analogue au lieu de son origine indiqué par son nom grec akoun, qui signifie rocher.

ACORE ODORANT. À. calamus. (Roseau odorant.) Cette plante, célèbre chez les Grecs, a passé du bord des étangs dans les jardins humides, moins pour ses fleurs en chatons roussâtres, peu apparents, que pour l'odeur suave de ses feuilles et surtout de sa racine. Celle-ci a de nombreux usages; elle sert à préserver les pelleteries de l'attaque des insectes ; les Chinois en mettent derrière leur chevet pour se garantir des punaises. Quoique moins précieuse que le Quinquina, les médecins allemands l’emploient avec succès dans les fièvres intermittentes; elle est surtout stimulante, et devrait être employée comme stomachique.

ACOTYLÉDONES. Végétaux se développant sans cotylédons. Leurs sporules ou semences consistent moins en un embryon renfermant la plante en miniature qu’en un principe d’organe détaché de la mère-plante, s’enfonçant dans la terre

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