‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 606 sur 1111 · AGA · texte numérisé non relu

AGA

ADOXA MOSCHATELLINE. (Herbe au musc.) On ne pouvait désigner par des noms plus heureux cette petite herbe des premiers. jours du printemps; elle croit en effet sans gloire et sans éclat (du grec a doæa) dans l’épaisseur des haies humides ou sur le tronc de quelques vieux arbres ; mais elle se trahit par l’odeur de musc qu’elle exhale, et, lorsqu'on l’a cueillie, on a peine encore à découvrir sa fleur, tant elle est petite. Sa racine est dentée comme celle de lOxalide et passe pour résolutive et vulnéraire à l’extérieur.

AGAPANTHE. (Tubéreuse bleue, Lis d'Afrique.) L’Agapanthe (du grec agapan-anthos, fleur qui réjouit) est l’un des … plus beaux présents que l’Afrique ait fait à nos jardins. De sa

“racine partent de longues feuilles persistantes, se courbant en arc des deux côtés. Du milieu d'elles s’élance, en juillet, une hampe de 6-10 décimètres, surmontée d’une superbe ombelle de 40-50 fleurs du plus beau bleu. Après la floraison, la plante se trouve partagée en deux nouveaux pieds qu’on sépare par éclats et qu'on replante de suite, cu que lon garde en lieu sec et chaud jusqu’au printemps. On peut conserver l’Agapanthe, en pleine terre, sous une bonne litière qui la préserve de la gelée; mais plus communément on la cultive comme plante d’orangerie. il lui faut là peu d’eau et beaucoup d’air.

AGARIC (du grec Agaria, province de Sarmatie). Ce genre, le plus nombreux de toute la Botanique, puisqu'il renferme, en France seulement, plus de 400 espèces, est aussi un des plus importants à connaître. C’est à lui qu’appartient le plus grand nombre des Champignons comestibles ; mais on compte aussi-beaucoup d’Agarics vénéneux, et leurs caractères les en rapprochent si fort, que la méprise est aussi facile que dangereuse. On fera donc sagement de n’en manger aucun sans le bien connaître, de se défier des mieux connus, et de les’soumettre préalablement aux moyens d’épreuve indiqués à l’article CHAMPIGNONS.

L’A. CHAMPÊTRE, À. campestris (Boulet, Champignon des prés, de couche ou de fumier), sans être le plus délicat, est pourtant celui qu'on mange davantage. C’est le plus commun, le plus sûr, le plus facile à reconnaitre ; sa couleur est un blanc roussâtre; ses feuillets sont roses ; son pied, qui west ni creux ni bulbeux, porte à son sommet les débris de la fine membrane qui enveloppait le chapeau dans son enfance ; la peau de celui-ci se lève aisément. On le trouve abondamment dans les prairies pendant les mois de septembre et d'octobre. C’est aussi celui que les jardiniers font naître sur couche, et que, par des soins continus, ils peuvent vendre toute l’année.

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