‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 611 sur 1111 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

rence, Appétit), est venue des Alpes dans les Jardins potagers, où on la cultive en bordure pour ses feuilles Seulement. Elles font de jolies touffes d’un beau vert, relevées en juin d’une multitude de fleurs roses. L’Oignon de Florence est de rigueur dans toutes les sauces piquantes et relève très-bien la salade.

L’A. DES viGNESs et l’A. pes camps ont les mêmes propriétés que l’Ail de cuisine, mais leurs trop petits bulbes ne méritent pas la culture; on doit même les arracher soigneusement des terres à blé, à cause du mauvais goût que leurs bulbilles floraux donnent au pain.

AIR ATMOSPHÉRIQUE. C’est celui que nous respirons ; la terre baigne dans son milieu, et il forme autour d’elle une couche d'environ 60 à 70 kilomètres d'épaisseur. C’est dans ce réservoir inépuisable, dans ce laboratoire immense de la nature, que les plantes, comme les animaux, puisent l’élément indispensable à leur conservation. Il se compose de 79 parties d’azote combinées à 21 parties d'oxygène ; il s’y mêle aussi quelques millièmes d’acide carbonique. Ces trois gaz, pris séparément, détruiraient la vie loin de l’entretenir ; il fallait que l'azote tempérât l’activité de l’oxygène, et que celui-ci stimulât l’inertie de l'azote et corrigeàt la mortelle influence de l’acide carbonique. La main puissante qui a fout fait avec ordre, poids et mesure, à SU Calculer les proportions et ménager dans les plantes des organes respiratoires destinés à absorber l'air atmosphérique, à le décomposer et à lui rendre avec usure le principe vivifiant qui fait toute son action. (V. ACIDE CARBONIQUE, OXYGÈNE, POUMONS.)

AIRELLE MYRTILLE. Vaccinium myrtillus (du gr. uakintos). C'est la vigne des montagnes et le raisin du pauvre, celle que Virgile à chantée dans ses pastorales : Vaccinia nigra lequntur. Ses petits fruits noirs, tout semblables aux baies du Myrte (d’où lui vient son second nom), sont une grande récolte pour le peuple des montagnes ; elle se fait en juillet. Quand on les a bien séchés au soleil ou au four, on en prépare avec de l'eau un petit vin rouge aigrelet, mais très-agréable.

L’Airelle fraîche se mange avec plaisir, quoique un peu fade; on en fait une conserve astringente propre aux dyssenteries où diarrhées chroniques. On colore aussi les vins blancs avec du jus d’Airelle; on en fait de l'encre bleue et une teinture d’un bleu noir.

L’A. ROUGE où VIGNE DU MONT Ina. Vaccinium vitis Idæu, ne vient que sur les hautes montagnes. Ses baies, d’un beau

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