‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 612 sur 1111 · ALC · texte numérisé non relu

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rouge, Croissent à la cime deses verts rameaux, qu’elles font pencher avec grâce. On les mange fraîches ou en confiture, ais elles sont plutôt diurétiques qu’astringentes. Le Vat:s Idœa, dont les feuilles ont de grands rapports avec la Busserole, sert à la falsifier. LS ;

Le V. uliginosum (Airelle des marais) et le V. oxycoccos ‘Canneberge, Coussinet) ne sont bien communs que dans le Nord et viennent dans les lieux tourbeux des montagnes. Les fruits de la première servent de nourriture aux faisans et autres oiseaux des Alpes. Ceux de la seconde sont si acides, que leur suc, selon Linné, attaque l'argent et le blanchit.

AJONC D'Europe. Ulex Europæus (du grec hulé, bois inculte.) (Genêt épineux, Jonc marin, Saimfoin d’Espagne.) L’Ajonc est un trésor ménagé par la Providence pour les landes stériles de l’Europe. Les épines dont il est hérissé ne lempêchent point d’être un bon aliment pour les chevaux et les ruminants ; on les brise cependant sous la meule ou je maillet avant de leur en faire du fourrage ou de la litière. 1! devient un engrais après avoir séjourné quelque temps dans les chemins et les lieux passagers; son incinération donne de la potasse et fertilise le sol, qui se couvre l’année suivante d’une riche moisson; on s’en sert pour chauffer les fours, calfater les vaisseaux et faire des haies impénétrables. Il est propre à tous les terrains maigres et siliceux. On en cultive dans les jardins paysagers une variété à fleurs doubles qui produisent un très-bel effet et sont de longue durée.

ALATERNE. V. NERPRUX.

ALBERGINE. V. MORELLE, AUBERGINE.

ALCÉE. V. GUIMAUVYE.

ALCHEMILLE. Alchemilla. L'alchimie, qui jadis faisait usage de cette plante, lui'a donné son nom et lui atiribuait de souveraines vertus. Les habitants des montagnes regardent encore comme une panacée universelle l'A. des Alpes, qui n’est réellement qu’astringente et tonique. Ses fleurs n’ont rien de remarquable; mais la teinte argentée et le reflet soyeux de ses feuilles palmées, qui lui ont valu le nom de Sa- {inée, embellit singulièrement la pelouse des hautes montagnes où elle croît abondamment.

L’A. VULGAIRE (Pied-de-tion, Porte-rosée ou Manteau-de-dame) croit dansles prés couverts des montagnes. Peu de plantes offrent des feuilles aussi jolies : ce sont de larges disques à sept où neuf plis, marqués d’autant de lobes crénelés tout autour et garnis d’un duvet soyeux où s'arrêtent les perles de la

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