ALP
et fleurs en ombelle écarlate ; FA. LANGUE DE CHAT, à feuilles en langue hérissée ; l'A. PERROQUET, à feuilles triangulaires et panachées ; l’A. PERLÉ, parsemé de tubercules blancs; FA. POUCE ÉCRASÉ, à feuilles courtes, grosses et aplaties. Le plus important est l’A. SUCOTRIN, dont on extrait l’Aloès, suc employé comme purgatif, vermifuge et tonique ; son amertume lui a valule nom de Chicotin ; on s’en sert pour embaumer les corps; ilentre dans le préservatif des peaux; on a proposé d'en mêler à la pâte du papier d’herbier pour en préserver les insectes, mais il conviendrait peut-être mieux d’en frotter légèrement les plantes. Les feuilles d’Aloès teignent en pourpre violet; leur suc épaissi donne aux peintres en miniature
une belle couleur transparente; leurs fibres, enfin, servent :
aux nègres à faire des cordes.
ALPES. Ces bornes majestueuses de notre belle France,
cimes les plus élevées de l’Europe, forment une immense chaine de montagnes de plus de 1360 kilomètres de long. C’est là que nos grands fleuves prennent leur source, là qu’une nature grandiose offre le magnifique tableau des cataclysmes du globe; glaciers à pic, neiges éternelles, avalanches terribles, magiques effets de lumière, tout est Ià. C’est dans ce grand livre de la nature que l’ardent botaniste trouve enfin le terme de son ambition, le prix de ses fatigues et Le trésor de son herbier. I doit aller aux Alpes étudier sur une terre vierge la puissance d’une végétation vigoureuse et les diverses influences du climat et du sol sur les végétaux qui croissent aux différents degrés de cette échelle immense. A sa base, toutes les plantes du midi de la France, l’Olivier, le Figuier, le Càprier; à son milieu, le Sapin, le Bouleau, le Mélèze; peu après, le Rosier des Alpes et le Rhododendron; après lui, plus d'arbres ni d’arbrisseaux, mais seulement des plantes qui vont en se rappetissant à mesure qu’ons’élève davantage : les Gentianes, les Saxifrages, la Tozzia; enfin la Renoncule des glaciers et les petites touffes vertes et bleues du Hyosotis nan qui fleurissent presque sous la neige ; après lui, plus de végétation, plus d'objet sur la terre qui repose la vue et distraie la pensée. Soit qu’elles s’élancent des cimes du Saint- Bernard ou seulement des pics de Belle-Done, l'homme, en face de limmensité, reste confondu; et ce roi de la création, courbant la tête et fléchissant le genou, renvoie à son Auteur l’hommage de ses contemplations.
ALPISTE DES CANARIES. Phalaris Canariensis (du grec phalos, remarquable). (Millet long.) Cette Alpiste, propre à l'Espagne et au midi de la France, a de grands rapports dans