ARG
chers, pourraient être indiquées comme cause de leur nor tiré du grec.
On peut citer comme espèces intéressantes l'A. DE THALE, À. Thaliana, compagne ordinaire de l'Erophile, et comme elle messagère du printemps. L’A. PRINTANIÈRE, À. verna, et l'A. pu Caucase, cultivée dans les jardins sous le nom de Tourette, y forment de grosses toufles très-belles par leurs fleurs blanc de neige. Elles sont vivaces, très-précoces et insensibles au froid.
ARBOUSIER DES PYRÉNÉES (du latin arbor). Arbutus unedo. (Fraisier en arbre.) Virgile, Ovide et Pline ont célébré ce joli arbrisseau de lItalie et du midi de la France. Il vient sur le flanc des montagnes, sur les tertres, les collines, et embellit tous les lieux où il se trouve. Le beau vert de ses feuilles persistantes fait ressortir le rouge vif de ses petits fruits nommés arbouses, sortes de fraises semblables aux nûtres, mais plus rondes et moins parfumées ; elles ont peu de goût; cependant les pâtres et les chevriers les mangent. On dit que l'abus de ce petit fruit peut causer des vertiges. On en obtient de l’alcool. Le Fraiïsier en arbre, cultivé dans nos climats, demande l’orangerie ; mais il lui faut là de l'air et de la lumière.
La BUSSEROLE, A. uva-ursi (Raisin d'ours), est le petit Buis des Alpes; elle en a le vert feuillage ; ses baies globuleuses, en grains de corail, forment de petites grappes charmantes au sommet de ses rameaux courbés en are. On les mangé avec plaisir; mais on ne peut que très-difficilement cultiver la plante hors du pays qui l’a vue naître. La Busserole est recherchée ; on trouve sur sa racine une grosse cochenille qui donne une couleur rouge très-fine. Toute la plante renferme beaucoup de tannin; on l’emploie dans le Nord à la fabrication des cuirs et du maroquin. L’infusion de ses feuilles aromatiques et amères a été très-vantée contre les maladies de la vessie et passe encore pour bon diurétique dans la médecine populaire.