‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 632 sur 1111 · ART · texte numérisé non relu

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les serres, où une chaleur artificielle permet à la sève de conitinuer sa circulation et d'entretenir la vie des végétaux. Là, les arrosements ne doivent pas être interrompus, mais modérés en raison de la végétation et du degré de caloriqne rénant. Il faut soigneusement éviter d'employer une eau roide et prise au dehors; celle dont on se sert doit être conservée dans la serre même et maintenue à la même température que celle qui y règne.

La troisième condition d’un arrosement utile, c’est d’être en rapport avec la nature de la plante. Le principe, c’est qu'il faut larroser d'autant plus que son tissu est plus mou et moins serré. Ainsi, les plantes annuelles exigent plus d’eau que les plantes vivaces, et celles-ci en demandent davantage que les plantes ligneuses. Les plantes grasses doivent trèspeu être arrosées; il suffit de leur donner deux ou trois arrosements pendant l’hiver pour qu’elles végètent parfaitement au printemps. À ce principe général il faut néanmoins apporter de nombreuses modifications et exceptions, selon que la plante est malade ou en bonne santé, jeune ou adulte, en pleine terre ou en vase, à Pair libre ou dans une serre, à l’état de semis, de marcotte ou de bouture. Un horticulteur intelligent doit à cet égard se faire à lui-même une expérience et une pratique que leslivres ne peuvent pasapprendre.

Quant aux moyens de distribuer l’eau, ils doivent aussi être différents selon les diverses circonstances. L’arrosoir à grille convient lorsqu'il s’agit de mouiller également une grande surface horizontale; la pompe à main est indispensable pour jeter de l’eau sur les feuilles, les espaliers et toutes les plantes disposées en étagère ; il faut absolument se servir du bec lorsqu'on veut porter l’eau à un sujet sans mouiller ses voisins, comme aussi pour arroser les plantes en fleur en respectant celles qui ne sont point encore dans cet état. Tous ces divers moyens méritent l'attention, et leur emploi intelligent est d’une grande utilité.

ARTICHAUT. Cynara. Ce beau type des Cynarocéphales de de Jussieu est originaire de Barbarie. Ses fleurs, d’un bleu éclatant, font cailler le, lait, et ses fortes tiges donnent beaucoup de potasse par incinération. On le cultive dans les jardins potagers. Il offre deux espèces : l'ARTICHAUT proprement dit, et le CARDON.

Le fruit foliacé et le réceptacle charnu du premier sont un mets estimé ; on le mange communément cuit ; il n’est bon cru que fort petit et avant sa maturité. L’Artichaut violet est le plus délicat et le plus précoce; celui de Laon, trois fois plus gros, est celui qu'on sème de préférence, comme moins sujet

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