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en place que de les repiquer, parce qu'elles souffrent toujours beaucoup de la transplantation. Dans les grands jardins paysagers, on obtient les elfets les plus harmonieux en les disposant en trois lignes concentriques offrant chacune une couleur différente. On laisse entre chaque ligne une planche de gazon, et au milieu un espace gazonné assez grand pour qu'il ne paraisse pas étranglé par une triple ceinture.
On cultive surtout deux espèces de Belles-de-nuit, le N. Jalapa et le N. longiflora. Ces deux espèces s’hybrident trèsfacilement et donnent naissance à une multitude de variétés qui ont les brillantes couleurs de la première et la délicieuse odeur de la seconde. Communément on les laisse périr aux gelées; mais lorsqu’on a des variétés qu’on tient à ne pas perdre, on peüt les conserver en enlevant avant l'hiver leurs grosses racines fusiformes, qu’on traite comme celles des Dahlias. -
La graine des Belles-de-nuit renferme de l’amidon, propre à la nourriture de l’homme et des animaux. Les racines sont purgatives, mais beaucoup moins que celles d’une autre plante également originaire du Mexique, et qui porte le nom de Jalap, de Xalapa, sa patrie. C’est le Convolvulus Jalapa ou vrai Jalap, purgatif très-employé pour son action énergique et son modique prix. (V. LISERON.)