‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 678 sur 1111 · CABARET DES OISEAUX. V. CARDÈRE · texte numérisé non relu

CABARET DES OISEAUX. V. CARDÈRE

CACALIE PÉTASITE. ( Pas de cheval, Pétasite des Alpes.) Cette belle plante des hautes montagnes n’a pas encore été introduite dans les jardins. Un corymbe trois fois plus grand que celui de l'Eupatoire chanvrière et d’un rouge beaucoup plus vif, mais à fleurettes semblables, se réunit aux feuilles de la Pétasite et à une tige de 1 mètre pour faire de cette plante l’un des plus beaux ornements des ruisseaux des hautes prairies. On a dit ses feuilles pectorales. Les C. DES ALPES et A FEUILLES BLANCHES lui ressemblent beaucoup, maïs sont moins belles ; elles avoisinent les neiges éternelles.

CACAOTIER. Theobroma. C’est l'arbre important auquel nous devons le cacao et, par suite, le chocolat. Il appartient à la famille des Byttnériées, très-voisine des Malvacées, croit en Amérique dans les chaudes vallées du fleuve des Amazones et s'élève de 10 à 12 mètres. Les feuilles sont simples, grandes et ovales ; les fleurs, rouges et petites, naissent sur le vieux bois comme celles du Gaïnier ; il leur succède une noix indéhiscente de la grosseur d’un concombre, verte, jauue ou rouge; chacune d’elles contient 25 à 30 graines, grosses comme de petites amandes, disposées sur plusieurs rangs et environnées d’une pulpe rougeâtre que les nègres aiment beaucoup et dont on peut retirer de l’alcool. Ces graines sont le véritable cacao. Un arbre en rapport peut en donner 75 kilogrammes. Le plus estimé est celui de Caraque et de Maragnon ; il diffère de celui des îles en ce que, avant de rompre les cosses pour en extraire les graines, on les enterre trente ou quarante jours pour les faire un peu fermenter. Les amandes de cacao livrées au commerce sont en dehors d’un brun rougeàtre obscur et violettes en dedans, de forme olivaire, sans odeur et d’une saveur un peu amère.

En les faisant griller, on en sépare le teste ou écorce de cacao, que l’on pulvérise et que l’on prend au lait sous le nom de cacao ; beaucoup de personnes en font usage comme d’un aliment pectoral, béchique et stomachique. Le beurre de cacao s’extrait aussi de l’amande pulvérisée, chauffée et mèlée d’un quart d'eau bouillante, en la pressant fortement

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dans un sac de coutil. C’est une espèce d'huile blanchâtre, épaisse, presque solide ; elle a toutes les propriétés des huiles fixes, et, de plus, celles d’être pertorale, humectante, expectorante. La médecine en fait usage dansles toux, les catarrhes, l’'inflammation des poumons, et à l’extérieur en liniment sur les boutons, les crevasses et surtout les hémorrhoïdes.

Le chocolat, préparation la plus importante du cacao, doit son nom à un breuvage mexicain dont le cacao faisait la base. C’est un mélange confectionné avec grand soin et à une chaleur convenable de l’amande de cacao bien pulvérisée avec du sucre et d’autres substances destinées à l’aromatiser, telles que vanille, cannelle, etc. Tout le monde sait combien cette préparation est répandue. Dans la région des Cacaotiers, les indigènes s’en nourrissent presque exclusivement. Les Italiens, les Portugais et les Espagnols ne sauraient s’en priver un seul jour, pas même ceux de jeùne. En France, on en fait usage sous mille formes différentes. C’est un excellent déjeüner pour les personnes déiicates, nerveuses et dont l’estomac est délabré. On nomme chocolat de santé celui qu’on a fait sans mélange de substances aromatiques ; quelquefois, pour le rendre plus substantiel, on y joint du salep ou du sagou. (V. SALEP et SAGOU.)

Le nom de Cacaotier, extrait de celui de Cacaoquahuitl que lui donnent les Mexicains, a paru trop faible pour exprimer toutes les propriétés de sa précieuse amande. Linné les a mieux rendues par le nom de Thecbroma (du grec fheün brôma, mets des dieux).

CACHOU. V. ACACIE CATÉCHU.

CACTUS (du grec cactos, plante épineuse). Cette étrange famille des régions équatoriales est composée de 5 à 609 individus qui tous affectent des formes plus ou moins bizarres et en désharmonie complète avec nos végétaux d'Europe. Ces productions sauvages de la zône torride ne demandent au ciel que son soleil, et à la terre qu’un peu de sable pour acquérir le développement colossal que présentent certaines espèces. L’abondance de leur tissu cellulaire et l’humidité des nuits suppléent pour eux à l’eau que les autres végétaux puisent dans le sein de la terre, et même sa trop grande quantité les ferait bientôt périr, ainsi que toutes les autres plantes grasses.

Une nombreuse collection de Cactus est cultivée en serre chaude. Quelques espèces cependant se contentent de l’orangerie. La singularité de leurs formes et la beauté de leurs fleurs,-jointes à la facilité avec laquelle ils se reproduisent, les à répandus partout. Ils viennent parfaitement de bou-

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