CALLA. V. GOUET
CALLUNE. V. BRUYÈRE.
CALTHA. V. POPULAGE.
CALYCANTHE. Ce genre d’arbrisseaux , voisin des Rosacées, doit son nom à la nature de la fleur, dont les divisions épaisses et d’un rouge brun semblent plus appartenir au calice qu’à la corolle. Deux espèces sont cultivées dans nos jardins; ce sont : le C. pRécoCE, Calycanthus præcox, et le C. DE LA CAROLINE, Calycanthus floridus. Le premier fleurit pendant lhiver, et embaume alors de sa suave odeur nos jardins attristés encore par la neige et les frimas; le second s’épanouit au printemps, et, caché dans les bosquets, fait chercher ses fleurs obscures, que rien ne découvre, sinon leur parfum. On peut faire avec ses jeunes branches une liqu de dessert agréable ; la décoction de ses feuilles est
“un beau jaune. Les deux espèces veulent une terre légère, fraiche et à mi-soleil. On les multiplie par leurs rejelons.
CAMELINE CULTIVÉE (du grec kamélos, chameau, de sa
silicule en bosse). Myagrum sativum. (Rouge-bé, Sésame bàtard.) Moins répandue que le Colza, la Cameline, également cultivée comme plante oléagineuse, pourrait le remplacer. Ses graines sont un excellent engrais pour la volaille. Les Grecs les mêlaient à leur pain pour lui donner une saveur plus douce. On en retire une fort bonne huile employée pour ie savon noir. Les tiges que lon fait rouir donnent de la filasse dont on fait des tissus, et ses feuilles pourraient, dit-on, remplacer celles du Mürier pour les vers à soie. La Cameline se. sème à la volée de mars en Juin; elle peut suppléer aux semis de l’hiver ou du printemps qui ont manqué. On ne la sarcle qu'une fois; comme elle est sujette à s’égrainer, on la récolte quand les capsules commencent à jaunir.
CAMELLIA pu JaPpox (du grec chamelaia, petit olivier). Le Camellia, de la famille des Camelliacées, voisine des Orangers, auxquels il ressemble beaucoup par ses feuilles, est un grand arbre dans.sa patrie et même en Italie ; mais il ne s'élève dans nos climats, plus froids, que de # à 4 mètres. Il n’est point de serre que cette plante superbe ne décore de son feuillage toujours vert et de ses grandes fleurs, blanc pur, rose clair, rouge cerise, orangé, doubles ou simples, à fond uni, strié ou panaché. Toutes ces variétés se greffent sur le Camellia simple ; elles sont devenues une branche imporlante du commerce horticole et montent maintenant jusqu’à plus de 400.
Les Camellias veulent la terre de bruyère ; on les cultive en caisse ou pot pour les rentrer, à l'approche du froid, dans un lieu bien aéré et bien sec, dont la température ne descende jamais au dessous de à degrés de chaleur. C’est là qu'on jouit de leurs fleurs de novembre en avril. On les sort à la fin de juin pour les exposer en plein air, à mi-ombre.
Les graines du Camellia sont oléagineuses, surtout celles du C. oleifera, dont l'huile est, dit-on, supérieure même à celle d'olive. On espère pouvoir le cultiver en grand dans le midi de la France.
Les feuilles du C. sasanqua ou Camellia thé, qui sont odoriférantes, sont quelquefois employées en Chine à la place du Thé, genre très-voisin du Camellia ; elles servent à Faromaüser quand il est sec.