CAM RUE
pour la pharmacie en bordure ou en plate-bande. Elle demande à être purgée des mauvaises herbes et renouvelée de temps en temps à cause de la diffusion des tiges. La fleur est un des amers les plus fréquemment employés; c’est un stimulant énergique et tonique, dont on se sert pour réveiller les forces digestives. On l’emploie contre la goutte, les coliques venteuses, les fièvres intermittentes, les affections spasnodiques. Une forte infusion peut servir d’émétique ; on en fait sous ce rapport fréquemment usage en Angleterre. C’est un excellent vermifuge. On la prend à l’intérieur en infusions ; on l’administre à Pextérieur en lotions, cataplasmes et fomentations résolutives et détersives.
20 La C. DES cHAMPS, À. arvensis (Amarelle, OEil-de-vache). Elle est très-commune dans les champs au temps de la moisson. On s’en sert pour frotter l’intérieur des ruches avant d'y enfermer les abeilles.
3° La C. PUANTE, À. cofula (Amouroche; Maroute). Son: odeur est plus désagréable que celle de la Camomille romaine, mais ses propriétés sont les mêmes. Ses feuilles teignent en jaune-citron. En Normandie, on.fait des-balais avec sos tiges sèches.
49 La C. DES TEINTURIERS, À. fincéorum (Camomille jaune, OEil-de-bœuf). Cette plante du midi de la France donne des fleurs du plus beau jaune ; le disque et les rayons sont également dorés et brillent au soleil. Douée des propriétés de sa famille, elle a de plus celle de fournir par ses-feuilles et ses
. fleurs une belle couleur d’un jaune-citron solide.