‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 684 sur 1111 · CAMOMILLE VULGAIRE. V. MATRICAIRE CAMOMILLE · texte numérisé non relu

CAMOMILLE VULGAIRE. V. MATRICAIRE CAMOMILLE

CAMPANULE (du latin campana, cloche). (Clochette.) Ce genre, qui est l’un des plus brillants par la couleur ordinairement azurée de ses fleurs et leur longue durée, compte plus de 160 espèces, dont un- grand nombre est venu orner nos Jardins pendant que les autres embellissent les haies, les montagnes et les bois; quelques-unes sont vulnéraires et astringentes et d’autres nutritives; toutes veulent une terre franche et légère. La graine, qui est extrêmement fine, se sème à la volée aussitôt qu’elle est müre, mêlée à du sable fin; il ne faut la recouvrir qu’à peine ou même pas du tout ; son sable Jui suffit.

. Comme fleur de jardin, on doit citer avant toutes les autres la C. ou VIOLETTÉ PYRAMIDALE, à tige de 4 à 4 mètres, fournie de longs rameaux droits et serrés, et toute couverte de juillet en septembre d’élégantes cloches d’un bleu tendre. Elle croît très-bien sur les vieux murs, mais elle devient plus belle et on en jouit plus longtemps en la cultivant en

pot, que l’on rentre au commencement de la floraison pour Ja soustraire aux injures de l'air. C'est ainsi qu'on a vu deux Campanules former de leurs longues tiges courbées en arceaux un petit portique de fleurs bleu d’azur à la Madone que les doux souvenirs de jeunesse rappelleront longtemps à ceux de nos lecteurs pour qui ces pages ont été faites.

Comme cette Campanule est bisannuelle, il faut ta semer tous les ans, ou plutôt enlever de la mère-tige les bourgeons qui s’y développent. On en fait des boutures qui fleurissent l’année suivante. Il leur faut une terre franche et légère, un abri et de fréquents arrosements pendant la floraison.

La C. CARILLON, C. medium (Violette marine) se cultive de même. Elle n’a point la haute taille de la pyramidale , mais ses belles cloches à bords renversés sont plus remarquables par leur grandeur et leur couleur plus éclatante. Cultivée à mi-ombre dans les jardins paysagers, elle y produit un agréable effet et se ressème d’elle-même. ,

La C. À FEUILLES DE PÊCHER, C. persicifolia (Campanule des jardins) atteint dans les bois de 10 à 42 décimètres. Sa tige est droite, presque nue, et ses fleurs, quelquefois blanches, sont ordinairement du plus beau bleu. Introduite dans les jardins, la tige est devenue moins haute et moins grêle, mais des fleurs doubles se sont développées, et forment, de juin en septembre, de petites cocardes frisées, blanches ou bleues, d’un bel effet. Elle est vivace et se multiplie aisément par éclats. Ses fleurs reparaissent dans l’arrière-saison, quand on a eu soin d’émonder les tiges après la première floraison.

La C. GANTELÉE, C. trachelium (Gant-de-Notre-Dame, Ortie bleue), a passé aussi des bois dans les jardins pour ses grandes cloches d’un violet foncé , que la culture a rendues doubles. Sa tige, moins élancée que dans la précédente, est mieux fournie ; ses feuilles sont pluslarges. Il est peu de fleurs des champs qui soient aussi belles. |

La C. À LARGES FEUILLES, C. latifolia, est plus belle encore. C’est à la Grande-Chartreuse, près de la fontaine de Saint-Bruno, ou sous les murs de cette chapelle de Ja Vierge qui rappelle tant de souvenirs dans ces profondes solitudes,

ue celte magnifique Campanule étale toute sa beauté. Près

‘elle, aussi rare, aussi gracieuse, mais beaucoup plus petite, est la C. FLUETTE, toute semblable par son port à la C. A FEUILLES RONDES (Clochette des murs). Cette dernière plaît surtout par sa longue durée et les tapis bleus dont elle décore tous les vieux murs. Elle est restée sauvage ainsi que la C. ÉTALÉE, C. patula, très- commune aussi, mais non sans beauté. Sa tige forme une large panicule, et ses cloches bleues sont à seg-

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