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que un peu dur. Sa racine est amère et astringente; toute la plante teint en jaune.
La C. NoIRE (Fourche ferrée) croît dans les bois et les prés des montagnes. Elle est remarquable par ses involucres noirs, ciliés ; les troupeaux la mangent comme la Jacée.
La C. SCABIEUSE, très-commune dans les terres à blé, est plus remarquable que les précédentes par la grosseur de ses capitules ; ses fleurs purpurines sont d’un bel effet ; les écailles de l'involucre, très-ouvertes après l’émission des graines, couronnent encore les tiges d’un reste de beauté.
La C. cHAUSSE-TRAPPE, C. calcitrapa (Chardon étoilé) est ainsi nommée pour la ressemblance de ses involucres épineux avec les chausse-trappes en usage contre la cavalerie. Elle croît en abondance dans les terrains d’alluvion, sur le bord des chemins, près des villages. Toute la plante est extrêmement amère, les feuilles surtout; c’est un tonique assez employé dans les digestions laborieuses, les diarrhées, les péripneumonies et les affections chroniques. Les racines étaient autrefois employées dans les coliques néphrétiques. On la connaît encore sous le nom de Reläche.
La C. Du soLsricE, abondante dans le midi de ia France, donne une jolie fleur jaune qui termine de longs rameaux blancs et cotonneux ; elle est remarquable par ses épines dorées et palmées.
Enfin la C. BÉNITE, C. ou Cnicus benedictus(Chardon-bénit), propre au. midi de la France, doit son nom aux grandes vertus qu’on lui a attribuées; on l’a crue le plus sûr remède contre la peste et très-propre pour chasser le venin. On s'accorde maintenant encore à la regarder comme tonique, fébrifuge, anthelminthique et surtout sudorifique. C’est une plante annuelle, à feuilles épineuses et velues comme la tige. Ses fieurs sont jaunes, grandes, solitaires, environnées de larges bractées, et les folioles du calice terminées par des épines rameuses. Il ne faut pas la confondre avec le Chardonbénit des Parisiens. (V. CHARDON-BÉNIT.)