PETITE). V. ERYTHRÉE
CENTRANTHE À LARGES FEUILLES (du grec kentros et anthos, fleur éperonnée). (Valériane rouge, Barbe-de-Jupiter.) Le Centranthe, propre au midi de la France, orne les jardins de juin en juillet par ses fleurs en panicule serrée,
communément d’un rouge lilas et quelquefois blanches. Une terre sèche lui convient ; on le multiplie de graines et d’éclats.
Ses racines ont un peu de l’odeur de celles des autres Valérianes ; il s’en distingue facilement par ses fleurs éperonnées.
CÉPHÉLIDE. V. IPÉCACUANHA.
CÉRAISTE (du grec keras, corne). Ce genre difficile et nombreux doit son nom à ses capsules allongées en corne. Toutes les espèces tapissent la terre de leurs tiges décombantes, généralement blanchâtres. La plus belle est le C. tomentosum (Argentine, Oreille-de-souris, Corbeille-d’argent), qu’on cultive pour ses larges touffes de feuilles soyeuses et nacrées et ses fleurs en étoile du plus beau blanc. Tout terrain peu ombragé et peu humide lui convient. L’Argentine se multiplie par la division de ses tiges traçantes.
Les C. arvense, strictum et lanatum sont restés sauvages, mais seraient dignes des jardins par la grandeur de leurs jolies corolles ; l’aquaticum, qui croît au bord des étangs, peut servir d’aliment en temps de disette.
CERCIFIX. V. SALSIFIS.
CÉRÉALES. Les poètes ayant attribué à Cérès, fille de Saturne et de Cybèle, l’art de cultiver les champs, de semer le blé et d’en faire du pain, et la représentant couronnée d’épis et une gerbe à la main, on ne pouvait trouver un nom plus heureux que celui de Céréales pour désigner toutes les espéces de grains dont la fécule peut servir à l'alimentation des
omres. On comprend donc sous ce nom général le Froment, le Seigle, l’Orge, l’Avoine, le Maïs, le Millet, le Riz, et quelques autres plantes moins importantes, appartenant toutes à la famille des Graminées.
CERFEUIL. On comprend sous cette même dénomination française les différentes espèces de trois genres différents créés par les nouveaux botanistes, Chærophyllum, Myrrhis, Anthriscus.
Le plus connu est le C. DES 3ARDINS, À. cerefolium. Il s’échappe souvent de nos carrés pour se propager dans les haïes voisines. Sa saveur est chaude, son odeur agréable et forte ; on le mange cru dans la salade ou cuit dans les apprêts. Pris à l’intérieur, le Cerfeuil est excitant-et diurétique ; à l’extérieur, il est résolutif, employé sur les plaies, les engorgements, et dans la surabondance de lait. Les Allemands mêlent sa graine à leur pain. Cette plante annuelle se sème tous les mois, de mars en septembre, d’abord au pied des murs abrités, ensuite à toute exposition; mais en juin et juillet on sème au nord. La graine se conserve trois ans. Le C. pou- - ou FRISÉ est une très-jolie variété, qui se cultive de même.