CIS
moissons. Ses racines sont vivaces, traçantes et profondes. Les cultivateurs le font soigneusement arracher de leurs champs de blé au commencement du printemps. On dit ses jeunes pousses mangeables.
20 Le C. LANCÉOLÉ, très-répandu sur le bord des chemins et autour des villages. Il est fort épineux ; sa haute tige est d’un gros vert et ses grandes fleurs d’un beau rouge. On a essayé de mêler ses nombreuses aigrettes avec du coton pour en fabriquer du fil et des tissus. On peut en garnir les oreillers en guise de plume. |
3° Le C. FÉROCE, particulier au Midi. Il ressemble au Cirse lancéolé, mais est plus grand dans toutes ses parties. C’est celui qui, par ses longues épines, est le plus redoutable de tous les Chardons ; ses aigrettes laineuses se prêtent aux mêmes usages que celles du précédent et du suivant.
4 Le GC. LAINEUX, C. eriophorum (du grec erion-pherôn, porte-laine) (Chardon-aux-ànes, Couronne-des-frères). C'est le plus beau de tous par sa tige cotonneuse de 4 à 2 mètres, ses longues feuilles et surtout ses involucres laineux garnis de fleurs purpurines. Il fait en été l’ornement des chemins humides. Son réceptacle peut se manger comme celui de Arüchaut. On la indiqué contre les squirrhes, mais il est inusité.
Les Cirses, bien que les plus piquants de tous les Chardons, ne sont point des plantes inutiles ; les bêtes à cornes les mangent dans leur jeunesse et les ânes jusqu’après leur floraison. Dans les pays où le bois est rare, on s’en sert pour chaufler le four. I1s donnent beaucoup de potasse. Les oiseaux granivores, et surtout les chardonnerets, vivent de leurs graines une grande partie de l’automne et de hiver.
CISTE. Ce n’est que dans le midi de la France, et surtout en Espagne, que les Cistes étalent leur beauté éphémère. Leurs grands pétales dorés, pourpres, violets, blancs de neige, unicolores ou tachés sur l’onglet, ne durent qu’un jour; mais la succession de leurs fleurs nombreuses dédommage de leur courte durée. Plusieurs sont recherchés des amateurs, qui les gardent en orangerie l'hiver ou sous un beau paillis. Les plus cultivés sont le laurifolius et le ladaniferus à fleurs blanches, le purpureus d'un beau rouge à onglet noir de sang, le halimifolius à pétales dorés, tachés de rouge sur l'onglet. Ils se multiplient de boutures.
Le C. salvifolius se trouve cependant dans le Lyonnais. La beauté de sa fleur fait tout son mérite. Mais le Creticus, le ledon et le ladaniferus sont précieux par la sécrétion de leurs feuilles; c’est en y pramenant des lisières de cuir qu’on re-