CIT
cueille le Zadanum ou labdanum, gomme résineuse, grisâtre, d’une odeur aromatique et d’une saveur agréable. Elle est employée en médecine comme résolutive, et en parfumerie pour les pastilles odorantes et les clous fumants. La plupart des Cistes sont remarquables par l’irritabilité de leurs étamines, qui opèrent des mouvements dont on ignore encore la cause.
CITRONELLE. V. ARMOISE AURONE, MÉLISSE, VERVEINE DU PÉROU. 4 x (PETITE). V. SANTOLINE.
CITRONNIER, ORANGER. Citrus (du grec Aitria). Plus de cent espèces ou variétés font du genre CITRONNIER ou ORANGER l’une des productions les plus intéressantes des pays chauds. Taille élégante, brillant feuillage, parure incessante de fleurs et de fruits tou jours prêts à être cueillis, tout ce qui charme les yeux, l’odorat et le goût se réunit en eux pour expliquer les pommes d’or du jardin des Hespérides et les bosqnets enchantés des Iles-Fortunées et d’Amathonte.
Ces beaux arbres, naturalisés dans tous les pays chauds, ne peuvent passer nos hivers que sous ces abris auxquels ils ont donné leur nom. (V. ORANGERIE.) On peut ainsi les conserver fort longtemps : témoin ce fameux Oranger de Versailles, le premier qui parut en France en 1500, et que lon vénère encore aujourd’hui sous les noms de Grand-Bourbon où François Ier,
Les Orangers sont longs à croître. Ils viennent de graines Semées sur Couche.On les y laisse trois ans, au bout desquels on les greffe à l’écusson: L'année suivante, on les encaisse en terrain terreauté, que l’on renouvelle tous les trois ans d’abord, et ensuite tous les six ; à la veille des premiers froids, on les rentre à l’orangerie, où ils ont besoin de plus d’air et de lumière que de chaleur et d'humidité. Comme ils forment naturellement leur tête, leur taille est peu difficile. L'un des plus grands soins d’un: amateur doit consister à dépouiller leur bois des gailinsectes, qui s’y fixent en grand nombre et attirent beaucoup de fourmis. Il est aisé, avec ces soins, de cultiver les Orangers dans le Nord ; aussi, point de jardins d'agrément qu’ils ne décorent ; ils y donnent toujours une abondante récolte de fleurs, et souvent même on peut y jouir de leurs fruits ; mais ils sont toujours bien loin de valoir ceux des Orangers qui croissent en plein champ dans les contrées méridionales.
Toutes lesespèces d’Orangers ou Citronniers se ressemblent
ar les propriétés de leurs fleurs, de leurs feuilles et de leur is. Celui-ci, dans le Citronnier surtout, est très-dur et d’un