‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 720 sur 1111 · CIT · texte numérisé non relu

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beau jaune. On l’emploie à faire des meubles de grand prix, cadres de tableaux, secrétaires, cassettes, lits plaqués, etc. Les feuilles, fraiches ou sèches, sont recherchées pour leurs propriétés toniques ou stimulantes. On les administre fréquemment en infusion dans les affections nerveuses, et, à dose plus forte, elles ont plusieurs fois triomphé de l’épilepsie ; elles servent aussi à préserver le linge des insectes.

Loin d'attaquer les nerfs, l’odeur délicieuse de leurs fleurs les fortifie ; elle en fait un des plus précieux anti-spasmodiques que possède la médecine. On emploie journellement leur infusion ou leur distillation, connue sous le nom d’eau de fleurs d'Oranger, dans toutes les maladies nerveuses. Les parfumeurs aussi en font un grand usage dans leurs pommades et leurs essences. |

Les fruits, très-diflérents de couleur, de forme,.de grosseur et de goût, sont le principal caractère qui distingue Îles espèces. Tout le monde connaït l’orange, fruit du C. aurantium. Elle est parmi les- fruits ce qu'est la Rose parmi les fleurs, c’est-à-dire le plus beau de tous, le plus éclatant, celui qui, par sa forme, son goût et son parfum, mérite d’être mis au premier rang. On la mange fraîche ou confite, et l’on prépare avec son suc étendu d’eau et convenablement édulcoré une boisson, l’orangeade, et le sirop d’orange, très-employés dans les maladies inflammatoires. Son écorce, d’une odeur aussi agréable que sa couleur est belle, est remplie d'une huile essentielle, aromatique et amère, qui la fait employer comme tonique, stimulante, stomachique et carminative. On la fait sécher, et l’on s’en sert très-souvent pour parfumer les mets. C’est d’elle qu’on extrait l'huile d’orange, très-employée par les confiseurs et les parfumeurs, et c’est avec elle qu’on fabrique la liqueur connue sous le nom de curaça0. Voici comment on peut la préparer soi-même. On prend trois oranges dont on râpe l’écorce jusqu’au blanc avec du sucre; on met tremper les râpures pendant quarante jours dans un litre d’eau-de-vie, auquel on peut ajouter un peu de cannelle et de macis. (V. MusCaDIER.) Après cela, on fait un sirop. (V. Sirop.) Pour un litre d’eau-de-vie, il faut mettre 500 grammes de sucre et l’épiderme de l’écorce d’une orange qu’on pêle bien mince et qu’on laisse cuire dans le sirop. Le sirop fait, on verse l’eau-de-vie dedans pendant qu'il est bouillant ; ensuite on filtre à la chausse.

Les meilleures oranges nous viennent, sous le nom d’oranges du Portugal, des îles de Malte et de Majorque.

Le citron ou limon (pomme d’Assyrie ou de Médie), fruit du Citrus limonium ou Limonium sylvaticum, se distingue de l'orange autant par sa forine oblongue, ovoïde, et sa cou-

CIT 491 leur jaune-soufre, que par sa saveur acide, un peu amère. C’est un trésor que la Providence semble avoir ménagé aux brülantes contrées du Midi; son plus grand usage est de servir à préparer la limonade, boisson rafraichissante, si commune en été et si employée dans les maladies inflammatoires ; on en obtient aussi le sirop de limon, qui sert au même usage. Le suc édulcoré du citron est de toutes les substances celle que l'estomac supporte le mieux dans la phlegmasie aiguë. On en conseille l'usage dans la jaunisse, le scorbut et toutes les maladies fébriles où la soif est vive. Ce même suc, mêlé à de lhuile, est un bon vermifuge. Dans les repas, on exprime le jus de citron sur les volailles et le poisson; c'est de lui que la chimie obtient l’acide citrique, lun des plus importants que donne le règne végétal. L’essence de citron, huile de citron ou néroli, très-employée par les dégraisseurs et les parfumeurs, est un extrait de son écorce. On donne le nom de chinois à de petits citrons ou à de petites oranges confits quand ils sont encore verts. On les prépare absolument comme les noix confites. (V. NOYER.)

Le cédrat, que donne le Cédratier, C. cedra, est le plus gros fruit du genre Oranger.. Sa forme tient le milieu entre l’orange et le citron, mais son écorce est plus verruqueuse : il est beaucoup moins aqueux et formé d’une chair plus ferme et plus épäisse. Il est excellent confit, et se vend dans le Midi sous le nom-dé poncire. Son essence, nommée huile de cédrak. est très-odorante et employée par les confiseurs et les parfu-

. Meurs:

Ea bergamotte, fruit du Bergamottier ou Oranger bergamotte, ressemble au citron pour la couleur, mais est en ovale plus arrondi et a une pulpe douceûtre, fade et légèrement amère ; on extrait de son écorce l’essence de bergamotte. ayant le même emploi que les précédentes, et, de plus, formant une des premières bases de l’eau de Cologne. L’écorce vidée, séchée, puis ramollie dans l’eau et façonnée sur un moule, sert à faire de petites bonbonnières très-odorantes.

La bigarade commune ou orange amère croît sur le C. bigaradia. Elle ressemble à l'orange "pour sa forme, mais en diffère par sa pulpe pleine d’un jus acide et amer. On la ange cependant, mais on l’emploie surtout pour assaisonner lès viandes ette poisson. On prépare avec la bigarade un vin agréable, ressemblant un peu pour le goût à celui de Malaga.

Le LiIMETTIER, C. lima, et le POMPELMOUSE, C. pompelmos, sont encore deux espèces intéressantes par leurs fruits. L'ORANGER NAIN, l'O. DE LA CHINE, l'O. À FEUILLES DE MYRTE, et plusieurs.autres-espèces ou variétés cultivées dans

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