‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 726 sur 1111 · COI · texte numérisé non relu

COI

fermentalion, il peut se convertir en alcool. Les dames des Antilles l’emploient comme eosmétique.

C’est ce lait qui, par sa concrétion, sert à former l’amande; aussi est-il plus abondant dans les cocos qui n’ont pas atteint toute leur maturité. L’amande se forme de la circonférence au centre, et se trouve tapissée intérieurement d’une sorte de crême fort agréable à manger. Une fois mûre, elle est la nourriture habituelle des naturels des îles où croît le Cocotier. Elle est blanche, compacte, et tient pour le goût de la noisette et de la rave; on la mange seule ou assaisonnée. Aux Antilles, elle sert à remplacer les émulsions d'amandes douces. Partout on en retire une huile bonne comme alimentaire ou au moins comme combustible. Les habitants des îles de l'Océan Pacifique s’en oignent le corps et s’en frottent les cheveux. C’est ainsi qu’ils trouvent dans leurs Cocotiers une ressource universelle. Les fruits mettent un an à croitre, mais ils sont tellement combinés qu’ils mûrissent successivement, el que le mème Cocotier présente à la fois des boutons, des fleurs, des fruits au lait et des amandes comestibles.

COCRÈTE 4 GRANDES FLEURS. Rhinanthe (du grec rhin-anthos, fleur en gueule). (Crête-de-coq des prés.) Le Cocrète croît abondamment dans les mauvais prés, qu’il rend plus mauvais encore par son foin sec et dur; il est très-connu à la campagne sous le nom de Tartaret. Ses calices ballonnés et sonores le font retentir sous le tranchant de la faulx. Le meilleur moyen pour en purger les champs est d’arracher deux ans de suite les plantes annuelles du Cocrète au moment de sa floraison. Il y a deux variétés : la glabre et la velue; toutes deux noircissent beaucoup dans les herbiers, comme le font du reste la plupart des Rhinantacées, dont elles sont le type.

COCLSSEAU. V. POPULAGE.

COIGNASSIER. Cydonia vulgaris. (Coïgnier.) Arbre indi-

gène, surtout dans le Midi, de petite taille et qui peut même se cultiver en haie. C’est l’un des sujets les plus propres à zreffer les Poiriers et Pommiers qu'on veut élever en quenouille et en espalier. On le sème en pépinière aussitôt après la maturité du fruit. Il vient aussi de provins, marcottes ou boutures faites au commencement de l'automne.

Le Coignassier est aussi cultivé pour lui-même, non seulement pour la beauté des grandes fleurs roses dont ses rameaux se couronnent au printemps, mais surtout pour ses fruits précieux, nommés coings, condons, poires d’or, pommes de Sidon; ils sont remarquables par leur couleur, leur beauté et leur parfum, mais ne peuvent être mangés crus. Cuils, on en fait des marmelades, des pâtes et une excellente gelée sto-

Page 1