‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 737 sur 1111 · COT · texte numérisé non relu

COT

Le C. sANGuIN (Sanguinelle) est beaucoup plus commun. C’est l’un des arbrisseaux qu’on trouve le plus dans nos haies ; ses feuilles rouges en automne et ses rameaux de même couleur en tout temps le font admettre dans les bosquets. A ses fleurs blanchâtres, disposées en corymbe, et très-nombreuses, succèdent des baies noirâtres. On pourrait, comme en Italie, utiliser l'huile abondante qu’elles contiennent; elle est bonne pour la lampe et la fabrication des savons, mais nullement comestible ; elle auneodeur et un goût aromatiques trop prononcés. 109 livres de fruits en donnent 39 d'huile. Elle se fait comme celle d'olive; mas, pour l'empêcher de fermenter, on y ajoute un peu d’eau qu’on enlève ensuite après qu'on l’a par l’agitation épurée de son principe mucilagineux. L’écorce du Cornouiller sanguin teint en jaune brun; son bois, nommé pouine et punuis à cause de son odeur, est bon pour les manches d'outils. Les jeunes rameaux servent à faire des ouvrages de vannerie, des peignes de tisserand, des cages, etc. Les feuilles sont bonnes pour les troupeaux.

CORONILLE. Coronilla. Toutes les Coronilles ont leurs fleurs disposées au sommet des tiges en petite couronne ; de là leur nom latin. Parmi une vingtaine d'espèces, deux surtout sont remarquables, le C. emerus et le C. varia. Le C. emerus (faux Baguenaudier, Séné sauvage, Coronille des jardins) est un élégant et petit arbrisseau à feuilles délicates et à fleurs d'un beau jaune nuancé de rouge; elles durent de mai en juin, et reparaissent en septembre, si l’on a soin de tondre l’arbuste. On en fait des massifs, des haies, des palissades. Il se multiplie aisément, et ne demande d’autres soins rs la suppression du bois mort et des branches gourmandes. Ses feuilles purgatives remplacent le Séné pour les gens de la campagne.

Le C. varia (Faucille, Fi RS est une plante herbacée, faible et décombante ; mais elle fait tout l'été l’ornement du bord des chemins par ses bouquets de fleurs panachées de blanc et de lilas. Son suc est diurétique; mais, pris à haute dose, il est vénéneux. Quoique les animaux ne le mangent point frais, sec il devient un bon fourrage; il est même cultivé en Angleterre pour l'alimentation des bêtes à cornes.

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