COUDRE, COUDRIER. V. NOISETIER
COULEURS. Impression que fait sur l’œil la lumière réfléchie par les corps; elle est produite par la disposition des molécules d’une substance organique ou inorganique qui la rend propre à réfléchir tel ou tel rayon du soleil et à absorber tous les autres. Aux yeux du plus grand nombre, les couleurs ne sont que de brillants effets de lumière et l’admirable coloris qui fait ressortir les œuvres de la création. Que seraient-elles sans les teintes si variées qui parent les objets? Ils ne nous apparaîtraient plus qu’entièrement noirs où d’un blanc éblouissant que nous ne pourrions supporter.
Celui qui donne aux fleurs leur aimable peinture s’est plu à les rendre si belles, qu’elles sont ordinairement ce qu’on remarque avant tout dans les plantes. Aussi a-t-on emprunté d’elles les noms de la plupart des couleurs, comme le rose,
V'amarante, le violet, etc. Les fleurs en offrent une variété
infinie ; mais comme les œuvres de la nature sont simples, il est rare qu’une fleur des champs soit tachetée et bigarrée. On cite comme un phénomène celles qui, comme la Fritillaire-pintade, s’écartent en cela des lois ordinaires. Ce n’est que par le mélange des poussières fécondantes, par l'étiolement des plantes, ou autres procédés qui modifient la circulation de la sève, que l’horticulteur et le fleuriste obtiennent des couleurs panachées, rayées, frangées, etc. Mais ces couleurs factices ne se donnent souvent qu’aux dépens de la plante, surtout si elles s’établissent sur les feuilles et la tige; elle devient alors plus délicate.
Les couleurs résultant de la modification des pétales, il n’est pas étonnant que la dessication les flétrisse et les change ; aussi n’en est-il qu'un très-petit nombre qui conserve, comme le jaune d’or, par exemple, quelque -peu d'éclat dans lherbier.
De toutes les couleurs, la plus universellement répandue