‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 768 sur 1111 · ÉGLANTIER. V. ROSE CANINE · texte numérisé non relu

ÉGLANTIER. V. ROSE CANINE

ÉGOPODE PODAGRAIRE (du grec aigospodés, pied de chèvre, pour la forme de ses feuilles). (Pied-de-chèvre, fausse Angélique, petite Angélique sauvage.) La Podagraire ou Herbeaux-goutteux a été qualifiée de ce nom pour la propriété qu'on a attribuée, sans beaucoup de fondement, à ses feuilles et à sa racine de guérir la goutte; elle est maintenant sans aucun usage, excepté en Suède, où l’on mêle ses feuilles aux plantes potagères pour les aromatiser. Son large et vert feuillage en fait une des jolies Ombellifères de nos champs. Elle infeste souvent les jardins, où il est assez difficile de la détruire. Les insectes recherchent beaucoup ses fleurs.

ÉLASTICITÉ. Propriété de quelques organes de se rouler subitement sur eux-mêmes, de se fermer ou de s’entr’ouvrir brusquement et-comme par ressort. Cette élasticité se remarque particulièrement dans les valves de ceftaines capsules, celles des Cardamines, des Balsamines, des Géraniums, des Momordiques, dans les feuilles de la Dyonée attrape-mouches, dans les réceptacles et les aigrettes de quelques Com posées, etc. -

ÉLECTRICITÉ. Fluide impondérable tout entier du domaine de la physique, mais-dont on a reconnu l'action stimulante sur les plantes par le développement rapide qu’il leur donne. Dans les temps d'orage, où l’air est chargé d’électricité, les plantes poussent presque à vue d'œil; on pourrait mesurer jour par jour les progrès de leur croissance. On a vu un cep de vigne, sous l'influence de tonnerres redoublés, pousser des jets de plusieurs centimètres de longueur dans l’espace de quinze à vingt heures.

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EMBRYON, GERME OU PLANTULE. C’est la plante en miniature encore renfermée dans la graine. Elle est l’objet intéressant du plus admirable et du plus ingénieux appareil. Promis par le bouton, protégé par le calice, réchauffé et embelli par la corolle, fécondé par l’étamine, logé dans l'intérieur du fruit, défendu par le teste, nourri par le périsperme et les cotylédons, l’embryon, précieux espoir de la postérité, est le centre véritable où tous les soins de la nature viennent aboutir. | ,

Dans son extrème petitesse, il a déjà toutes les parties con- -stitutives de la plante. Essentiellement d’abord une radicule; c’est elle qui la première absorbera les aliments étrangers et donnera passage à la sève. Essentiellement aussi, dans les plantes vasculaires, un ou plusieurs cotylédons ; pleins d’une fécule sucrée à la germination, ils allaitent d’abord la plantule, et se convertissent ensuite en feuilles séminales pour élaborer la sève que pompe la radicule. Souvent encore une mince figelle, qui se dressera dans un sens opposé à celui de la racine, et formera peut-être un tronc colossal. Ces trois parties, essentielles à l’embryon, apparaissent toujours bien distinctes quelque temps après la germination.

Puisque les parties les plus importantes de la plante se retrouvent ainsi renfermées dans un seul organe, on ne sera point étonné qu'il ait fixé l’attention des botanistes et qu’ils en aient tiré des caractères distinctifs. On a donc signalé dans l’embryon : 1° s’il était accompagné ou non de pértisperme, substance alimentaire destinée à suppléer aux cotylédons; 2° si sa position était centrale, latérale ou périphérique par rapport au périsperme ; 3° quelle était sa forme, droite, courbée ou spiralée; 4° le nombre de ses cotylédons, uniques, géminés ou multiples ; 5° leur nature, charnue ou mince, étiolée ou foliacée; 6° la direction de la radicule, regardant le Aile ou la partie de la graine qui lui est opposée ; 1° la forme de sa pointe, conique, épaisse ou arrondie; 8° enfin, sa liberté parfaite, ou son engagement dans une espèce de fourreau nommé coleorrhize, caractère assez remarquable, tout à fait en rapport avec les grandes divisions élablies d’après le nombre des cotylédons.

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