‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 770 sur 1111 · ÉPEAUTRE. V. ORGE · texte numérisé non relu

ÉPEAUTRE. V. ORGE

ÉPERVIÈRE. Hieracium (du grec hierax, épervier). Plus de 100 espèces appartiennent à ce genre de Composées, l’un des plus difficiles. Elles se ressemblent toutes par la couleur jaune de leurs fleurs, qui verdissent souvent dans les her-

iers ; le plus grand nombre ne vient que sur les hautes mon-

tagnes.

Parmi celles qu'on rencontre communément, il faut signaler :

4° LE. pes murs (Herbe-aux-poumons, Puimonaire des Français). Les propriétés vulnéraires et adoucissantes de ses feuilles la font. rechercher des gens de la campagne, qui attachent de grandes vertus aux taches rouge-brun dont elles sont parsemées. |

20 L’E. PiLosezee. Elle est plus petite, n'a qu'une hampe uniflore et croît sur le bord des chemins. Ses feuilles, glauqe en dessus et cotonneuses en dessous, lui ont valu le nom d'Oreille-de-rat. Elles sont indiquées comme astringentes, vulnéraires et apéritives. Leur propriété astringente les a fait employer avec succès dans les dyssenteriés qui précèdent ordinairement les attaques de choléra. On les fait bouillir dans de l’eau qu’on prend en infusion seule où coupée avec moitié de lait. La racine, que les botanistes mâchent pour se désaltérer, produit une espèce de kermès (V. KERMÈS), nommé coque de Pologne, propre à la teinture.

3° L’E. pu Norp, H. boreale, et l'E. EN OMBELLE. Ces deux

espèces, très-répandues dans les bois, y fleurissent plus tard. La première est apéritive et vulnéraire, la seconde teint en jaune et en orange avec l’alun.

4 L’'E. ORANGÉE, H. aurantiacum. C'est la plus belle de toutes par ses grandes fleurs jaune-capucine. Elle est cultivée dans les jardins, où elle dure de juin en septembre, et demande-une terre légère et substantielle. Il la faut arroser en été et la couvrir l'hiver; elle est vivace et se multiplie de graines et de rejetons.

ÉPHÉMÈRES (FLEURS) (du grec ep-hemeros, pour un jour). Ce mot, pris dans sa plus stricte” expression, ne convient

u’aux fleurs dont toute la durée n'est que d’un jour ou

‘une nuit; les Cistes, les Hélianthèmes, les Lins sont des éphémères diurnes, et l’on peut citer comme éphémères nocturnes les Relles-de-nuit, certains Cactus, un Ciste, etc. Leurs pétales sont si fugaces, que souvent ils n'attendent pas même le milieu d’un jour pour tomber ou se flétrir ; mais les fleurs qui se succèdent chaque jour dédommagent de cette courte durée. Cette mème qualification peut aussi s'appliquer,

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