ÉPI
dans une signification plus étendue, aux plantes dont la vie est très-courte, comme certains Champignons, l'Erophile, l'Holostée en ombelle, etc.
ÉPHÉMÈRE DE VIRGNIE. Tradescantia Virginica. (Ephémérine.) Cette charmante fleur d'un jour, cultivée dans la plupart des jardins, mérite son nom par la courte durée de ses 3 pétales violets, bleus, blancs, roses ou lilas, dont 6 anthères dorées à filaments velus relèvent l'éclat. Les fleurs en fausse ombelle se succèdent une partie de l'été.
Cette fleur, au premier aspect, paraît offrir un véritable ca-
lice; mais on reconnaît aisément que la plante appartient à
la grande classe des Monocotylédones, aux trois divisions de ce même calice, à ses feuilles engaïnantes et à nervures parallèles.
L’£yhémérine vient bien partout, mais encore mieux en ‘err2 légère. Elle forme de grosses touffes que l’on partage aisément avant ou après la floraison. On lemploie dans la famaïque contre la morsure des araignées venimeuses. .
ÉPIAIRE (du grec epi, pour la disposition de ses fleurs). Stachys. Parmi les espèces assez nombreuses de ce genre de Labiées, on doit citer :
4° LE. DES MARAIS, S. palustris (Ortie rouge, Pècher). Regardée longtemps comme un puissant fébrifuge, elle n'est plus estimée que pour ses pousses souterraines blanches, nombreuses, grosses comme un petit doigt, que l’on peut manger comme les Asperges, quoique un peu fades, et pour les tubercules de ses racines. qui con!iennent une fécule nourrissante dont on fait du pain ds le Nord en temps de disette et dont on retire &e l’amidon. Les cochons se montrent très-avides de ses tiges et de ses racines; mais c’est une plante envahissante et de médiocre qualité.
2° L’E pes Bois, S. sylvaticau (Panacée des labours, Ortie morte des bois). Elle mérite surtout le nom d’Ortie puante qu'on lui donne communément pour son odeur fétide. Elle est indiquée comme excitante, tonique et diurétique. L’écorce des tiges peut, dit-on, se préparer et se filer comme le Chanvre. Cette belle Epiaire se reconnait aisément, dans nos haies et dans nos bois, à ses corolles rouges de sang, tachetées de points blancs. |
3° L’E. DE GERMANIE où EPI FLEURI. S. Germanica. Il est peu de plantes dont les feuilles offrent un duvet plus moelieux et plus satiné. Elle est citée comme excitante et sudo- . rifique, mais on en fait peu usage. L’E. LAINEUSE, S. lanatua, qu’on.cultive quelquefois dans les jardins, touffe beaucoup
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