‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 794 sur 1111 · FRO · texte numérisé non relu

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nes surtout), et les Froments frémoïs, Blés de mars ou marsels, semés en mars, mais plus rarement, et dans les montagnes.

2 Le GRoOs-BLÉ, T. turgidum (Blé barbu, Pétianelle rousse ou Godelle).Il se rapproche beaucoup de l'espèce précédente, et en est peut-être une simple variété. Ses produits sont beaucoup plus considérables, mais il lui faut un terram plus substantiel; sa paille est plus grosse et sa farine plus abondante en son.

3° Le SEIGLE DE POLOGNE, T. Polonicum, véritable espèce de Froment, mais se rapprochant du Seigle par la forme allongée de son épi et de son grain. Il donne de la très-bonne farine.

4 Le BLÉ DE SMYRNE, T. compositum (Blé d’abondance, Blé-miracle ou Blé-monstre), très-remarquable par son épi rameux à sa base, mais plus singulier que vraiment estimable.

5° L'EPEAUTRE, T. spelta, dont le grain adhère à la glumelle, comme dans l’Orge ou l’Avoine. Sa farine est estimée ; on le cultive beaucoup dans l’est de la France.

6° Enfin le F. LOCULAR ou PETITE ÉPEAUTRE, T. monococcum. Ses grains sont petits et Son épi étroit; 1l est assez répandu dans le midi de la France, mais plus employé à faire de la bière ou du gruau que du pain. ‘

La culture du Froment est d’une telle importance, que les souverains l’ont favorisée par des primes d'encouragement, et maintenant encore par l'établissement de fermes-modèles. Il réussit beaucoup mieux dans les chaudes vallées et sur les eoteaux que sur les montagnes un peu froides ; on cite à juste titre les plaines de la Limagne et de la Beauce comme le grenier de la France et de Paris.

A part les Trémois, l’Epeautre et le Locular, qui se sèment en mars, toutes les autres espèces de Froment doivent être semées l'hiver. Pour préserver leur récolte de la carie ou du charbon, on soumet la semence à une opération que l'on nomme chaulage ; elle se fait de plusieurs manières ; la meilleure consiste à la faire tremper dans une dissolution de 640 grammes de sulfate de soude dans 8 litres d’eau par hectolitre de grain, et à la sécher ensuite dans de la poussière de chaux récemment éteinte.

On sème le Blé à la volée, plus ou moins épais selon les variétés, mais généralement plus clair que les autres Céréales, parce qu'il talle beaucoup. I lève au bout de huit jours, et se forlifie avant les grandes gelées ; la neige lui est très-utile dans les pays un peu froids. Les épis paraissent en mai. Quand ils sont dorés et que la paille a isschi. on le moissonne ou on le fauche pour l’amonceler en meules ou plongeons. Au mois d’août ou pendant l'hiver, on sépare le grain de la paille

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