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La G. TUBÉREUSE, L. fuberosus (Annette de Bourgogne, Marcasson), se rapproche de la précédente par ses vives couleurs, mais ses fleurs et son feuillage sont plus petits. Elle doit son nom de Gland de terre à sa racine tubéreuse que les cochons et les sangliers recherchent avidement. On la cultive en.Hollande comme comestible ; elle a le goût de la châtaigne et se mange de mème. Les tiges sont fourragères, ainsi que dans l’espèce précédente. Elle aime les terrains frais et se multiplie par la séparation de ses tubercules.
Entin la G. DE NissOLE et la G. SANS FEUILLES sont remarquables, l'une par ses feuilles graminées et lautre par ses feuilles simples et opposées, qui contrastent singulièrement avec les feuilles ailées de leur famille. Mais la prétendue feuille de la Gesse de Nissole n’est qu'un pétiole aplati, et les feuilles opposées de la Gesse sans feuilles sont deux stipules foliacées qui accompagnent la feuille véritable, réduite à une petite vrille. La Gesse de Nissole est seule funeste aux Blés.
GICLET. V. MOMORDIQUE.. GINGEMBRE. V. AMOME.
GINKGO BILOBA. (Arbre-aux-quarante-écus.) C’est un singulier arbre de la famille des Conifères, ayant des feuilles semblables à celles du Capillaire de Montpellier. Originaire de la Chine, mais découvert au Japon en 1(90, il n’a été cultivé à Paris qu'en 1780. André Thouin raconte ainsi pourquoi il fut nommé l’Arbre-aux-quarante-écus : « Un amateur de Paris, nommé Pétigny, se rendit à Londres pour examiner les jardins. Il trouva chez un. marchand anglais cinq pieds de Ginkgos croissant dans un pot, et, après un copieux déjeûner auquel le marchand insulaire fit trop d'honneur, Pétigny acheta de lui, pour 25 guinées, le pot qui auparavant n’était pas à vendre. Comme la nuit porte conseil, le lendemain l'horticulteur anglais offrit vainement à Pétigny 25 guinées pour une seule plante. Le prix des cinq Ginkgos venant donc à 120 francs ou 40 écus, l'arbre de la Chine prit ce nom et le conserva. »
Le bois de Ginkgo est bon à travailler, reçoit le poli et le conserve. Mais son grand usage en Chine et au Japon, c’est la noix qn’on vend partout sur Tes marchés. On la débarrasse de son goût un peu amer en la faisant bouillir ou griller comme les marrons. Ces noix mûrissent actuellement en Europe ; mais il ne faut pas oublier que le Ginkgo est un arbre dioique, et qu'il faut avoir des pieds staminifères et des pieds carpellés pour que les fruits puissent germer. Le sol bic: neux est celui qui convient le mieux à cet arbre curieux,
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qu’on reproduit surtout de boutures et de marcottes faites en jnars.
GIRANDOLE D'EAU. V. CHARAGNE.
GIRARDE V. JULIENNE.
GIRASOL. V. HÉLIANTHE, HÉLIOTROPE.
GIRAUMON. V. COURGE.
GIROFLE (CLOU Dz). V. GIROFLIER.
GIROFLÉE. Cheiranthus cheiri (du grec cheiros-anthos , fleur pour la main). (Violier jaune, Suissard, Rameau-d'or.) il est peu de ruines et de vieux murs que la Giroflée n’embellisse de ses rameaux d’or; on en est averti de loin par l’odeur de girofle qu’elle exhale et qui l’a fait introduire dans les jardins. La culture en a obtenu de fort belles variétés doubles, dont les plus précieuses sont le Bâton-d'or, la Giroflée brune et la Giroflée pourpre; celles-ci ne donnent point de graines, mais on les multiplie de boutures au mois de mai.
Les belles Giroflées se couservent en pot pour être rentrées l'hiver ; les autres restent en pleine terre et souffrent plus ou moins des fortes gelées. On sème les graines au printemps, on repique en pépinière et on met en place en automne. Les fleurs paraissent au retour de la belle saison.
Les pétales de la Giroflée sont employés en parfumerie. Ses feuilles sont détersives, diurétiques et anti-spasmodiques, mais inusitées. À