VIOLIER. V. VIOLIER
GIROFLIER. Caryophyllus aromaticus (du grec caruaphullon, feuille de noyer, feuille odoriférante). (Bois-declou.) Le Giroflier ou Géroflier est un arbre exotique de la famille -des Myrtacées, assez intéressant par ses belles feuilles persistantes, mais beaucoup plus par ses fleurs d’un rose tendre et d’une suave odeur, analogue à celle de POEillet. C’est un arbre des Moluques. Les Hollandais, auxquels ces îles appartiennent, ont concentré maintenant sa culture à Amboine ; mais en 1769 on l’a introduit en Amérique. C’est à Cayenne
. qu’il réussit le mieux. Quoiqu'il prospère sous ce ciel étran-
ser, le girofle qui nous vient des Moluques est encore plus estimé ; il est connu sous le nom de girofle anglais.
Les clous de girofle sont trop répandus pour qu'il soit besoin de les décrire. Il suffit de dire que c’est le calice de la ‘leur avec son bouton; avant son épanouissement, elle est si aromatique, qu'en rayant seulement le calice avec l’ongle, on,
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en fait sortir une huile essentielle ; pour qu’ils ne la perdent point, on fait sécher à l’ombre ces espèces de clous, et on les expédie dans le commerce. Avant l'introduction du Giroflier en Amérique, les Hollandais en fournissaient aux autres peuples d’un à deux millions de kilogrammes tous les ans, et cependant chaque pied, dans sa plus grande vigueur, ne peut guère en donner que 10 à 20 kilogrammes. On les plante en allée ou en quinconce comme nos Müriers.
Les clous de girofle sont un assaisonnement très-usuel dans la plupart de nos mets un peu fades. Ils donnent à certains aliments la faculté d’être plus facilement digérés par les tempéraments froids et lymphatiques. Ils servent à la conservation des viandes et à leur envoi lointain ; mais leur trop grand usage dans les mets a des inconvénients : il échauffe, constipe et peut même donner des vertiges.
La médecine les emploie de la mème manière que la muscade et la cannelle, comme tonique actif, stomachique chaud, excitant prononcé. En les enfermant dans des nouets, on peut en faire des masticatoires pour provoquer la salivation. L’essence ou huile de girofle, que l’on en extrait assez abondamment, a les mêmes propriétés, mais dans un degré bien plus fort. On la met par gouttes dans les potions cordiales ; on l'introduit sur du coton dans les dents cariées pour cautériser le nerf douloureux. On peut en frictionner la peau dans les paralysies. A Amboiïne, on en fait des bains fortifiants.
Les clous de girofle dont on a extrait l'essence servent aux Hollandais à faire de petits ornements, tels que bracelets, colliers, etc. Les fragments de pédoncules se nomment griffes de gtrofle et servent aux parfumeurs. Les liquoristes en retirent une agréable liqueur. Lorsqu’on laisse développer les fruits, ils deviennent une sorte de drupe nommé anthofle ou mére du girofle ; on les confit au sucre, et on les mange comme digestifs dans les voyages de mer.
GIROSELLE. V. GYROSELLE.
GITHAGO. V. LAMPETTE.
GLACIALE, V. MÉSEMBRYANTHÈME.
GLAIEUL COMMUX. Gladiolus communis (ainsi nommé de ses feuilles en épée, gladius). (Petite Flambe, Lis de la Saint-Jean. Cette jolie Iridée, haute de G décimètres, porte ses grandes fleurs rouges en épi unilatéral, arrondi avec grâce et durant fort longtemps. Elle croît naturellement dans le midi de la France, d'où elle s’est répandue dans les jardins. Son petit bulbe doit être relevé en Juillet pour le replanter en octobre.
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On l’emploie, quoique vénéneux, en cataplasmes contre les tumeurs froides. On pourrait même, par le lavage, en tirer une fécule nutritive.
Les autres Glaïeuls, dont les nombreuses espèces ou variétés sont venues embellir nos parterres de leurs riches et magnifiques fleurs, ne peuvent passer l’hiver dehors dans nos climats. On les rentre en novembre avant les gelées, et on les remet en terre au printemps dans un sol léger et sablonneux. Il est même des espèces, comme le G. cardinalis, qui, étant continuellement en végétation, ne doivent jamais être laissées hors de terre, et qu’il faut par conséquent mettre dans des pots qu’on rentre dans la serre pendant la mauvaise saison.