GLAÏEUL BLEU, JAUNE, PUANT. V. IRIS
GLANDES. Petits sacs ou pochettes formées de tissu ceilulaire, disséminées sur la plante, et destinées à séparer la sève des liquides d’une nature particulière. Elles ont les mêmes fonctions que les glandes animales. Celles qui entourent la base du carpelle fournissent aux abeilles leur miel. Linné les nommait nectariféres. Ce sont des glandes pleines d'huile essentielle qui percent de part en part les feuilles du Millepertuis ; c’est à elles que la Pinguicule et la Glaciale doivent leur aspect cristallisé. Leurs noms indiquent leur nature et leur forme ; elles sont dites -vésiculaires (Myrte), ampoulées (Glaciale), lenticulaires (Psoralée), globuleuses (anthères de lAgripaume), papillaires (Sauge-ormin), en godet (pétiole du Pêcher), sessiles rer pédicellées (Rosiers), etc., etc.
GLAND DE TERRE. V. BUNION, CONOPODE, GESSE TUBÉ- REUSE.
GLAUCION JAUNE. Glaucium luteum. (Pavot cornu, Chélidoine.) Ses feuilles glauques, ses beaux pétales jaunes et sa silique én corne justifient tous les noms du Pavot cornu, qui croît abondamment sur le bord des torrents desséchés de l’Ardèche et dans tout le Midi; on le cultive dans les jardins. Toute la plante est âcre et vénéneuse, son lait jaune surtout ; ses feuilles pilées sont appliquées en Provence sur les ulcères des bêtes à cornes. Leur suc sert à falsifier opium.
. GLAUQUE. Sorte de poussière extrêmement fine ou sécré-
tion séreuse qui recouvre les tiges, les feuilles ou les fruits de certaines plantes, telles que le Pavot des jardins, le Ricin, les prunes vertes. On nomme glauques ou glaucescentes toutes les surfaces que revêt le glauque. C’est un caractère important qui sert à distinguer les espèces ; ilarrive aussi quelquefois que des