‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 819 sur 1111 · GLU · texte numérisé non relu

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poils fins et serrés donnent une apparence glaucescente à un: organe que ne revêt pas le glauque.

GLÉCHOME (nom primitivement donné à la Menthe pouliot). Le Gléchome a joui longtemps, sous les noms de Lierre terrestre, Rondette, Terréte, etc., d'une grande célébrité en. médecine ; il est encore une panacée en Angleterre, et dans nos campagnes un remède très-commun. C’est une plante active, tonique, et même excitante si la dose est trop forte ; on lPemploie surtout dans les affections pulmonaires, le catarrhe chronique, l’asthme humide, comme incisive et propre à facrliter l’expectoration. Elle a eu de mème d’heureux succès contre le calcul et les graviers, dans les maladies mentales, telles que l’hypocondrie et la manie ; on l'estime encore comme stomachique, vulnéraire, anti-helminthique et fébrifuge.

Cette plante intéressante est facile à connaître : c’est une des premières qui fleurissent au printemps. Très-commune dans toutes les haies, on la distingue à ses tiges couchées comme celles du Lierre, mais gares de feuilles plus velues,. rondes, festonnées tout autour; les tiges fleuries se dressent en petites toulfes serrées:; les feuilles, toujours 2 à 2, protégent chacune 4 ou 6 fleurs bleues ou rougeàtres. L’odeur du Lierre terrestre est forte, aromatique, un peu désagréable ; il faut, pour la lui conserver, le dessécher à lombre. On le prend en infusion.

GLOBULAIRES (plantes ainsi nommées de la forme arrondie de leurs petites fleurs groupées en boule). Ce genre renferme une dizaine d'espèces herbacées ou ligneuses. La G. vüuL- GAIRE (Marguerite bleue) abonde sur les. coteaux des terrains calcaires, et y forme de si jolies touffes, qu'on l'a introduite dans les jardins. Elle veut une terre maigre et sèche ; ses propriétés sont les mêmes, mais plus faibles que dans Fespèce suivante.

La G. TURBITH, Globularia alypum (Séné des Provençaux), sous-arbrisseau du Midi à feuilles persistantes, se couvre en mars, septembre et octobre de jolies fleurs bleuâtres. On ne la conserve dans les jardins qu’en pot et en terre de bruyère ; ses feuilles, comme celles de la précédente, sont un purgatif doux, et servent, comme telles, de succédané au Séné.

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