‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 820 sur 1111 · GLOUTERON. V. BARDANE, LAMPOURDE · texte numérisé non relu

GLOUTERON. V. BARDANE, LAMPOURDE

GLU. V. Gur, Houx, VIORNE.

GLUTEN. Principe neutre, gluant, élastique et blanchâtre, très-souvent accompagné d'azote, existant assez abondamment dans le grain des Céréales et surtout le Froment. On l'obtient en malaxant de la farine sous un filet d’eau, qui en sépare:

GOX 507 toute la fécule. C’est à sa présence qu'est due la fermentation du pain, d'autant plus léger qu'il a plus de gluten. On l’a indiqué, dissous dans du savon de potasse, comme antidote du sublimé corrosif.

GNAPHALE. Gnaphalium (du grec gnaphalon, flocon &e laine). (Immortelle des champs, Cotonnière.) Le duvet qui tapisse ces plantes, et leurs petites fleurs enveloppées de coton, leuront valu leur nom. Le plus important des Gnaphales est le G. pIoïQuE (Pied-de-chat, Herbe blanche, Pes cali où Hispidula des formulaires) ; il croît en abondance dans les pâturages sablonneux des lieux élevés, qu'il tapisse de ses stolons et de ses feuilles blanches et cotonneuses. Ses petites fleurs blanches ou purpurines sont employées comme béchiques dans le rhume, le catarrhe, l’hémoptysie, et font partie des quatre fleurs pectorales. On doit passer les infusions avec soin. Toute la plante teint en jaune la laine alunée.

On cultive dans les jardins le G. DE VIRGINIE, G. Mmarguritaceum (Immortelle d'Amérique) ; il est vivace et très-rustique ; ses tiges cotonneuses, en grosses toulles de 5 décimètres, se terminent par un corymbe serré de capitules à écailles argentées et jaune-citron en dedans. Il dure de juillet en septembre.

GNAVELLE. Scleranthus. Ce genre, dont la fleur n’a rien de remarquable, offre 2 espèces, l’une annuelle, l’autre vivace ; on recueille sur la racine de celle-ci la cochenille de Pologne, dont les Allemands et les Russes se servent pour la teinture écarlate. La médecine l’emploie comme le kermès animal. Les Gnavelles sont diurétiques et astrmgentes; toutes deux croissent dans les champs sablonneux et granitiques.

GOBELET D'EAU. V. HYDROCOTYLE.

GODELLE. V. FROMENT.

GOMME. Principe immédiat, neutre, analogue au sucre, à la fécule, etc., qui découle naturellement ou par incision «les plantes ligneuses, s’épaissit à l’air et forme une substance sèche, assez transparente, sans odeur, non inflammable, et soluble dans l’eau, à laquelle elle- donne une cons'stance épaisse et visqueuse ; quand l’eau s’évapore, la concrétion se rétablit, et les parties revètues de gomme ne forment plus qu'un tout et se trouvent coliées.

La gomme a de grands rapports avec le mucilage (V. Mu- CILAGE) ; elle en diffère cependant, en ce qu'elle est secrétée en dehors, et qu’elle est plus abondante dans la vieillesse et l’état maladif de la plante. La sécrétion des gommes est augmentée par tout ce qui tend à arrêter la descente du cam-

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bium, comme les ligitures, les incisions, etc. C’est toujours dans le voisinage des greffes et des bourrelets qu’il s’en forme davantage.

Les gommes, souvent mêlées à des principes étrangers, sont rarement pures et passent insensiblement aux résines (V. RÉSINE) ; celles qu'on nomme yroprement gommes sont la gomme arabique, la gomme adragant, la gomme de pays.

La première découle de deux Acacies d'Afrique (V. Aca- CIE) ; elle est l’objet d’un grand commerce. C’est une substance émolliente très-usitée en médecine et fréquemment employée dans les arts, où elle sert à une foule d’usages. Les Arabes et les nègres la prennent comme nourriture en la faisant dissoudre dans du lait. ,

La gomme adragant est secrétée par les Astragales du Midi (V. ASTRAGALE); elle se gonfle plus que larabique, sa dissolution est plus épaisse et plus tenace, mais elle a du reste les mêmes propriétés. Les corroyeurs, les teinturiers, les gaziers, etc., en font usage ; les peintres en miniature en enduisent leur papier vélin pour lui donner le brillant de l'ivoire. En médecine, elle sert de base à une foule de médicaments.

La gomme de pays, gumrmni nostras, est le produit des Cerisiers, Abricotiers, Pèchers, et autres arbres à noyaux de la tribu des Amygdalées. Beaucoup moins pure que les gommes . étrangères, elle peut cependant les remplacer comme émolliente et collante. C’est celle dont les chapeliers font usage.

Les gommes-résines sont un mélange de résine et de gomme, qui participe à l’une et à l’autre, et se dissolvent partie dans l’eau, partie dans l'alcool. Les plus importantes sont : 1° L’assa-fœtida (V. FÉRULE), sécrétion agglutinée, brune ou fauve, parsemée de points blancs et violets, et d’une odeur fétide et pénétrante. 2% La gomme ammoniaque, production d'une autre Férule étrangère. Elle se trouve en lames blanches ou jaunâtres, simples ou agglomérées, a une saveur nauséabonde et une odeur repoussante, et est employée comme excitant le système nerveux, propre à faire expectorer, et aussi comme résolutive. 3° Le galbanum, extrait du Bubon galbanum, Ombellifère de Syrie. 4° La gomme-gutte, extraite par incision du Stalagmitis Cambogioides et du Garcinia Cambogia, arbres de la famille des Gummifères, croissant à Siam et à Ceylan. Elle est en masses cylindriques, jaunâtres ou rougeûtres, d’un jaune-serin quand on la mouille, d’une saveur faible, puis âcre. C’est un purgatif drastique, dont on fait plus d'usage en Italie et en Angleterre qu’en France. 5° L’encens. (V. ENCENS.)

GOMPHRÈNE. V. AMARANTINE.

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