HIÈBLE. V. SUREAU
HOLOSTÉE EN OMBELLE (du grec holos-osteon, tout os). Cette fleur serait peu remarquée, si elle n’était lune de: premières du printemps; elle est singulière par la disposition de ses rameaux en ombelle, qui se penchent aussitôt après la floraison pour mieux semer leurs graines.
HORLOGE DE FLORE. La gracieuse idée de compter les heures du jour ou de la nuit par l'épanouissement des fleurs était venue à Linné. C’est lui qui le premier en a dressé le tableau ; mais elle souriait trop à la poésie pour que le chantre des jardins ne vint s’en emparer pour l’embellir encore de ses brillantes couleurs :
Voyez comme l'instinct qui gouverne les plantes Assigne à leur réveil des heures différentes. L'une s'ouvre la nuit, l’autre s'ouvre le jour;
Du soir ou de midi l'autre attend le retour :
Je vois avec plaisir cette horloge vivante.
Ce n'est plus ce contour où l'aiguille mouvante Chemine tristement le long d'un triste mur ; C'est un cadran semé d'or, de pourpre et d'azur, | Où d'un air plus riant, en robe diaprée,
HOT 633 Les filles du printemps mesurant la durée, Et nous marquant les jours, les heures, les instants, Dans un cercle de fleurs ont enchaîné le temps.
Le savant directeur du jardin des plantes de Lyon, M. Seringe, a marqué comme. il suit quelques unes des heures de Horloge de Flore :
Le matin, de 3 à 4 heures, Liseron des haies ; de 4 à à, Salsifis des prés; de 5 à 6, Belle-de-jour ; de 6 à 7, Morelle; de 7 à 8, Miroir-de-Vénus ; de 8 à 9, Mouron des champs; de 9 à 10, Souci des champs ; de 10 à 41, Mésembryanthème à fleur noueuse ; de 44 à 12, Ornithogale en ombelle (Damed’onze-heures) et Tigridie ; à midi, la plupart des Mésembryanthèmes. |
Les heures du soir sont moins nombreuses et moins bien réglées ; cependant la Scille de l'après-midi marque 2 heures; à 5 heures, c’est le Silène noctiflore ; à 6 heures, les Bellesde-nuit ; à 7 heures, l’Onagre ; à 19 heures et jusqu’au malin, le Liseron pourpre. |
HORTENSIA. Hydrangea hortensia. Ce charmant arbuste, l’une des conquêtes du règne de Napoléon, fut dédié à sa sœur, la princesse Hortense, qui lui a donné son nom. Ses grosses boules roses, ses larges feuilles ovales et luisantes, l'effet admirable qu’il produit, soit qu’on le place en massif, en caisse ou seulement en pot, ont fait multiplier l'Hortensia à l'infini. Il est peu délicat, et se propage aisément de rejetons et de boutures ; on peut l’élever en pleine terre, en le bien couvrant l’hiver jusqu’à ce que les gelées soient passées, car la plus légère empêcherait la floraison. Le soleil accélère sa végétation quand on y joint de fréquents arrosements; mais l’ombre conserve sa fleur, dont on jouit fort longtemps en l'abritant. La terre de bruyère est celle qui lui convient le mieux. Il y prend souvent une teinte bleue, surtout quand on la mêle avec de la limaille ou du màche-fer, et un rouge plus foncé par un mélange de lie de vin.
Les boules de l'Hortensia sont de beaux monstres. Les sucs, en se portant sur les calices avec plus d'abondance, les développent aux dépens des corolles, dont on aperçoit quelques pétales à l’état rudimentaire. :
HOTTONE DES MARAIS. Son port majestueux, ses girando'es de fleurs blanches et ses longues feuilles verticillées feraient de l’Hottone l’ornement des pièces d’eau si on la multipliait davantage ; mais cette plante est assez rare, et ne se rencontre ds que dans les fossés toujours pleins. Elle a de remarquable que ses feuilles, pennatifides dans l’eau, deviennent lancéolées et simplement dentées à l'air.
DS TR a
tt: