‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 872 sur 1111 · S LAU · texte numérisé non relu

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mais surtout à Ceylan. Ses feuilles naissantes sont rouges au sommet, et ses baies grosses comme des prunelles. Tous les trois ans on coupe les jeunes branches pour les dépouiller de leur écorce, dont on sépare préalablement l’épiderme, et que l’on fait sécher à l’ombre pour mieux Conserver son arome. C’est de cette écorce roulée en petits bâtons creux que la cannelle a recu son nom, de l'italien cannella, petite flûte.

Les usages de la cannelle sont très-multipliés. Elle est avec le girofle un assortiment essentiel pour loflice et la cuisine. Les distillateurs l’emploient fréquemment pour aromatiser leurs liqueurs; on en extrait une huile essentielle, connue sous le nom d'huile de cannelle, qui sert aux parfumeurs à préparer les savons de toilette et plusieurs pommades. La médecine y a recours dans les douleurs de goutte, les crampes, les maux de dents ; elle emploie aussi la cannelle en poudre ou en infusion, comme excitant général, comme stomachique, digestive, sudorifique, etc. La cannelle, avec du vin chaud et sucré, est un remède populaire au début d’une maladie ; c’est la boisson à la mode chez les Anglais pendant les bals. Elle entre dans une foule de préparations médicinales.

Les autres parties du Cannellier participent aux propriétés de son écorce. Les racines donnent par distillation un campbre très-estimé. Les feuilles donnent aussi une huile essentielle. Les Egvyptiens prennent dans le café leur eau distillée et en préparent des sorbets. On en fait en Chine des bains aromatiques. Outre une huile essentielle, les fruits donnent encore une huile concrète nommée cire de cannelle, avec laquelle on fabrique des bougies qui exhalent en brûlant une odeur délicieuse. Les pigeons et les corbeaux sont très-friands des fruits du Cannellier. On fait avec le tronc de bonnes planches pour coffres. Il sert en marquetterie.

4 Le L. cassrA, L. cassia (Cannellier du Malabar, Malabathrum). Le nom de Cassia remonte, comme celui de cènnamosum, à la plus haute antiquité, puisqu’ilenest fait mention au livre de Job, qui le donna à l’une de ses filles. Plusieurs auteurs n'y voient qu'une variété de Cannellier et la nomment Casse en Lois. Elle est un peu moins estimée que la précédente et plus en usage dans la médecine vétérinaire. C’est probablement à cette espèce de Laurier qu'appartiennent les feuilles indiques, poussées par les vagues sur les rivages de l'Inde, et employées par les anciens comme toniques et excitantes.

d° Le L. FAUX BENJOIN, L. benzoin. C’est un arbuste de l’Amérique méridionale, que l’on cultive dans les jardins botaniques, où il fleurit de très-bonne heure. 1 n’a que l'odeur du véritable Benjoin. (V. Srynax.)

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