‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 891 sur 1111 · LUZ · texte numérisé non relu

LUZ

lade. Les feuilles, les fleurs et les graines ont été vantées comme anti-scorbutiques, vulnéraires et apéritives. On connaît une autre espèce de Lunaire; elle est vivace et propre aux montagnes élevées; on la trouve à la Grande-Chartreuse.

LUNÉ, LUNETTE D'EAU. V. NyMPHÆA.

LUPIN. (Pois-loup, c’est-à-dire Pois sauvage.) Sa graine, connue sous le nom de Féve lovine, faisait anciennement la nourriture des gens du peuple et des esclaves. Les montagnards de la Corse et du Piémont sont aujourd’hui les seuls qui usent de ce Pois, d’un goût désagréable et fortement amer. Sa décoction est propre à guérir certaines maladies de peau ; la farine s'emploie en cataplasmes résolutifs ; les Egyptiens en font un cosmétique, et s’en servent comme nous de la pâte d’amande. En Espagne et en Italie, le Pois-loup en grain est donné pour nourriture aux bœufs à lengrais.

Le principal emploi que lon fait en France du Lupin est d’en ensemencer les terrains arides, sablonneux et granitiques, pour l’y enfouir au moment de la floraison; déjà du temps de Columelle il était connu comme un excellent engrais végétal. La plante est aussi une bonne nourriture pour le menu bétail ; elle fortifie et engraisse les bœufs de travail.

La fleur du Lupin a mérité l’attention. On en cultive dans jes jardins plusieurs espèces et variétés : le L. SEMI-VERTI- CILLÉ, du midi de la France, dont les fleurs varient du bleu au rouge; le L. VELU Ou GRAND LUPIN BLEU, originaire des Indes; le L. À FEUILLES ÉTROITES, d’Espagne, et le L. JAUNE, odorant, de Sicile. Tous veulent un terrain siliceux, léger et fertile ; ceux qui sont argileux et calcaires leur sont funestes. On cultive aussi une quinzaine d'espèces de Lupins vivaces et une dizaine de Lupins sous-arbrisseaux, originaires la plupart de l'Amérique septentrionale ; quoique peu délicats, à est bon de les semer en pot, pour ensuite les repiquer sur place.

LUPULINE. V. LUZERNE.

LUZERNE CULTIVÉE, Medicago sativa (Luizerne.) De toutes les plantes qui composent nos prairies naturelles et artificielles, la Luzerne est sans contredit la plus estimée, à cause de sa forte végétation et de l’abondance de son produit. Une bonne luzernière se fauche jusqu'à quatre ou cinq fois par année, et dure de douze à quinze ans. Elle est, fraiche ou sèche, une excellente nourriture pour les animaux à l’engraïs et pour les vaches laitières. Elle a cependant, ainsi que le Trèfle (V. TRÈFLE), l'inconvénient de la météorisation ou gonflement, s'ils la mangent humide, soit à l’étable ou dans les champs. Quoi

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