‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 892 sur 1111 · LUZ · texte numérisé non relu

LUZ

qu'il en soit, elle jouit d’une grande et ancienne renommée. Les auteurs géoponiques latins, Varron, Caton, Palladius, et plus tard Pline et Columelle, en parlent avec enthousiasme. Il paraît qu’elle réussit également bien à diverses températures, en Îtalie, en Espagne, en France, où on lui donne aussi le nom de Tréfle ou Foin de Bourgogne.

Il faut à la Luzerne une terre fertile, saine et profonde. On sème à la volée, et mieux en raies, la graine mêlée à de la cendre, sur de l’Orge, de l’Avoine, du Lin, du Chanvre, des Haricots, etc. Il importe de la purger des mauvaises herbes qui s’en emparent aisément. Le plâtre, la chaux, la cendre de houille, le terreau, tout ce qui contribue à fertiliser le sol lui convient. |

Plusieurs ennemis attaquent la Luzerne ; la Cuscute ou Teigne envahit ses feuilles ; le Rhizoctone, les larves du hanneton et du rhinocéros détruisent ses racines. Les ravages de la Cuscute sont les plus à craindre. Elle envahit quelquefois une luzernière en entier. Le meilleur moyen de la détruire est de faucher la luzernière infectée et d'étendre à sa place une légère couche de paille à laquelle on met le feu. Quand les racines sont attaquées par les vers ou le Rhizoctone, il faut séparer par une tranchée les plantes saines de la place en souffrance. Avec les racines de la Luzerne, on fait des brosses que l’on colore avec l’orcanette. Toute la plante teint en jaune. HETAASS |

Le genre des Luzernes est très-nombreux. Outre l'espèce connue, on cultive encore comme fourragères :

1° La LuPULINE, M. lupulina (Minette dorée, petit Trèlle, Luzerne jaune). Son fourrage est moins abondant, il est vrai, mais il est très-fin, de bonne qualité, et cause rarement la météorisation ; il est d’ailleurs très-précoce. On le sème cependant rarement seul. Sa graine fait partie des mélanges dont on ensemence les prés. Elle se contente d'un terrain, médiocre, et leur procure un assolement précieux.

20 La L. TACHETÉE, M. maculata. Elle touffle beaucoup, croit naturellement dans les prairies bien exposées, et est un bon fourrage.

3° La L. FAUCILLE, M. falcata. Ele couvre les ilots des rivières de ses rameaux décombants et de ses fleurs jaunes ou violettes.

. 4° La L. DE GÉRARD. Sa culture offre de grands avantages ; elle vient en tout lerrain.

On élève comme plante d'agrément la L. EN ARBRE, M. arborea, charmant petit arbrisseau toujours vert, à fleurs jaunes et feuilles très-petites. Il est délicat, veut une terre pierreuse en bonne exposition et l’orangerie l'hiver.

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