LYC
LUZULE. Luzula (du latin lusus, jouct des vents). La plupart des Luzules méritent ce nom, les unes par leur long chaume se balançant avec grâce sous un corymbe argenté, les autres par leurs fleurs solitaires au sommet de minces pédicelles. La L. CHAMPÈTRE, L. campestris, et la L. DU PRINTEMPS, L. verna, plaisent toujours au botaniste en venant des premières annoncer la saison des fleurs. La L. BLANCHE, L. nivea, décore les bois des montagnes plus ou moins hautes de son corymbe d’un blanc pur. Du reste, toutes les espèces n’ont d’autres propriétés que d'offrir aux animaux une assez bonne nourriture ; sous ce rapport, elles restent confondues avec les Graminées.
LYCIET À FEUILLES ÉTROITES. Lycium Barbarum. (Jasminoïde de Barbarie.) Les rameaux longs et flexibles de ce petit arbrisseau, et ses fleurs violettes disposées comme celles du Jasmin, mais plus petites et sans odeur, lui en ont fait donner le nom. Il convient aux treillis et palissades qu’il garnit trèsvite et très-bien ; ses racines traçantes retiennent le terrain. On le place communément sur les talus, au pied des murs et des berceaux de verdure. Il croît abondamment dans le Midi, ainsi que le L. D'EUROPE, qui lui ressemble beaucoup. Tous les deux sont très-rustiques et viennent partout.
LYCOPE D'EUROPE, Lycopus Europœus. (Marrube aquatique, Chanvre d’eau.) Il croît dans les lieux humides, et se fait moins remarquer par ses petites fleurs blanches en verticilles que par ses grandes feuilles irrégulièrement dentées. Elles sont astringentes et arrêtent la dyssenterie; on en retire une teinture noire. Les boïémiens s’en teignent le visage.
La L. D'ITALIE, L. exaltatus (Lance-de-Christ), s'élève à près de 2 mètres, et ne diffère du précédent que par ses feuilles profondément pennatifides.