MAC
son texte, orné de planches, joint à la facilité de son étude l'indication la plus fidèle des diverses localités.
L'Histoire des plantes de Gilibert était rédigée d’après le système de Linné, qui prévalait alors; le docteur J.-B. Balbis, professeur de Botanique et directeur du jardin des plantes après l’abbé Gaspard de Jean, donna, dans la Flore lyonnaise, la description des plantes des environs de Lyon, y compris celles de Pilat, présentées avec tout l'intérêt de la science et classées d’après la méthode du célèbre de Candolle.
C'était retracer notre Flore sous le point de vue le plus intéressant; mais l’apparente facilité du système ancien séduisait encore; on admirait Balbis, mais on regrettait Gilibert. Un ardent ami de la nature et des lettres, l'abbé Madenis, membre zélé de la Société Linnéenne, sut les réunir tous deux en donnant dans son Manuel du botaniste herborisant (ouvrage essentiellement portatif et commode) le système de Linné pour contre-épreuve à la méthode de de Candolle.
LYSIMAQUE. Lysimachia. On en compte une quinzaine d’espèces, toutes Jolies, douées la plupart de quelques propriétés, et se plaisant au bord des eaux. La L. VULGAIRE, la plus majestueuse de toutes, était jadis célèbre pour la guérison des hémorrhagies:; on. la nommait Chasse-bosse, Percebosse, Corneille, Lis des teinturiers, Souci d’eau. Ses feuilles. teignent en Jaune et ses fleurs en beau blond; on s’en sert pour les cheveux. On a fait remonter son nom, ou plutôt celui du genre, à Lysimaque, fils d’un roi de Sicile, qui reconnut ses vertus astringentes.
La L. NUMMULAIRE (Herbe-aux-écus, Monnayère) doit son nom à la forme arrondie de ses feuilles. Ses longues tiges rampantes, couvertes de larges fleurs jaunes, tapissent le bord des ruisseaux et des tertres humides. On l’appelait autrefois Herbe-aux-cent-maux, et on l’'employait comme vulnéraire, astringente, anti-scorbutique et détersive.
On cultive comme plantes d'agrément la L. THYRSIFLORE, originaire du nord de l'Europe, et la L. ÉPRÉMÈRE, L. ephemerum, dont les petites fleurs blanches, serrées, en longues grappes terminales, sont d’un très-gracieux effet. Toutes les Lysimaques se multiplient de rejetons et veulent une terre franche, légère et humide.
MACHE. Valerianella olitoria. (Poule-grasse, Blanchette, Doucette, Salade-de-chanoine.) Le grand mérite de cette pe-