‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 903 sur 1111 · MARSETTE. V. FLÉOLE DES PRÉS · texte numérisé non relu

MARSETTE. V. FLÉOLE DES PRÉS

MARTAGON. V. Lis.

MASSETTE. Typha latifolia (du grec fyphos, étang, ou typhos, ostentation, vanité, fumée). (Masse-de-bedeau, Masse d’eau, Quenouille, Chandelle, Roseau-de-la-Passion.) 11 est peu de plantes aquatiques aussi intéressantes. Ses racines sont astringentes et servent en Russie à guérir le scorbut ; on peut de toute la plante retirer de l’eau-de-vie ; les Jeunes tiges se confisent et se mangent en salade; les longues feuilles en glaive servent à faire des nattes, des chaises, des toitures de cabanes. Les tonneliers en garnissent les fentes des tonneaux. La poussière des étamines peut servir aux feux d'artifice comme celle du Lycopode. (V. Lycoropx.)

Le gros épi noirâtre.et duveté de la Massette sert de brosse

aux horlogers pour nettoyer les rouages. Sa bourre est un re-

mède pour la brûlure ; on en garnit des coussins, desoreillers, des matelas ; dans le Nord, on la mêle à la poix et au goudron pour calfater les navires; en Perse, on en fait, avec de Ja chaux et de la cendre, un ciment qui a la dureté du marbre; avec du poil de lièvre, on en fait des chapeaux, et avec du coton, des ouvrages de tricot. C’est l'épi de la Massette que nn peintres mettent à la main du Sauveur dans leur Ecce omo.

MATRICAIRE. V. CHRYSANTHÈME.

MATRICAIRE CAMOMILLE. (Amaron, Camomille vulgaire.) Cette plante, ainsi que la Camomille des champs, a de grands rapports avec la Camomille romaine; ses vertus médicinales sont aussi à peu près les mêmes, quoique plus faibles. La Matricaire croit dans les lieux cultivés; sa tige droite et ses feuilles à filaments capillaires la rendent beaucoup plus jolie que la Camomille des champs.

MATURITÉ. Epoque de la perfection du fruit ou de la graine. La maturation est le temps qu’ils mettent à y arriver. La maturité a lieu dans les fruits secs quand ils ont perdu tout leur principe aqueux surabondant, et dans les fruits

charnus quand ces mêmes sucs (qui ne sont autre chose que

la sève) se sont convertis en principes sucrés ou acides selon

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