NOY
la couleur pour le bois, les carreaux, les parquets, seulement
en le faisant macérer dans l’eau. C’est un fort bon engrais.
La jeune noix cueillie avec son brou sert à préparer le ratafia stomachique appelé eau de noix. On concasse légèrement les noix, on les fait infuser pendant un mois dans de la bonne eau-de-vie à laquelle on mêle un peu de girofle, de macis et de cannelle; au bout de ce temps, on exprime le jus, et on y ajoute un sirop. (V. Srrop.) Voici les proportions : noix récemment nouées 42, eau-de-vie 1 litre, girofle, macis et cannelle de chacun 33 centigrammes.
On peut aussi confire les jeunes noix à l’eau-de-vie. Voici le procédé : On cueille de belles noix un peu avant que le bois de la coquille ne soit formé, c’est-à-dire tandis qu’une épingle les traverse encore facilement ; on leS pèle délicatement jusqu’à ce que la membrane blanche qui sert de coquille soit entièrement à découvert; on les pique et on les jette dans une eau alunée où elles doivent baigner à l'aise si l’on veut éviter qu’elles noircissent, ce qu’elles feraient trèspromptement. Lorsqu'on les y a laissées tremper quelque temps, en ayant soin de changer l’eau dès qu’elle commence à se colorer, on les lessive de cette sorte. Après leur avoir donné trois à quatre coups d’épingle, on les jette dans un chaudron contenant de l’eau et une ou plusieurs poignées de cendres de bois renfermées dans un linge. On place le chaudron sur le feu, et on laisse bouillotter quelques instants. On diminue alors le feu pour prolonger l’infusion, sans donner * Cependant aux fruits le temps de cuire. On les jette ensuite dans un grand baquet d’eau froide que l’on renouvelle de quart d'heure en quart d’heure pendant trois ou quatre fois en les lavant avec soin. A la dernière fois, on les égoutte bien, et on les fait cuire dans un sirop léger, jusqu’àce que, piquant quelques unes de ces noix avec une épingle, leur propre poids suffise pour les faire retomber immédiatement. A la suite de cette cuisson, on les laisse égoutter pendant vingt-quatre heures sur des tamis; on réunit le sirop qu’elles rendent avec celui dans lequel elles ont cuit; on le clarifie, et on le fait réduire en consistance convenable ; enfin, on les met dans des hocaux, et on y verse ce sirop coupé avec deux parties de bonne eau-de-vie.
Les petites oranges ou petits citrons verts confits, connus sous le nom de chinois, se préparent absolument de la même manière, excepté qu'il ne-faut point les peler au commencement de l'opération.
De toutes celles qui ont cours en France, l'huile de noix est celle dont le peuple fait la plus grande consommation. On la distingue en huile vierge, qu'on obtient sans’ chaleur par