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pas; il en est plus propre à arrêter le terrain du bord des eaux, mais résiste moins bien aux vents.
Le P. D'ITALIE, P. fastigiata (Peuplier de Constantinople, de Lombardie, Peuplier turc), ne fut introduit en France que vers le commencement du siècle dernier ; il y fit sensation. On admira sa taille élancée, sa verte pyramide immobile par un temps calme, mais se balançant lentement au gré des vents et produisant des ondulations d’un admirable effet ; aussi le choiïsit-on partout pour borner des paysages, dessiner des contours, border des allées, former des points de vue. Il vient rapidement, surtout dans les lieux humides et chauds. Son bois, peu estimé, ne s'emploie guère qu'aux ouvrages légers et de peu de durée. On le multiplie comme le précédent ; pour l'avoir dans toute sa beauté, il ne faut point l’ététer et rarement émonder sa base.
Le P. DE VIRGINIE, P. Virginiana (Peuplier suisse), et le P.DE LA CAROLINE, P. angulata, à jeunes rameaux anguleux, sont remarquables par leurs grandes feuilles luisantes et en cœur. Ce sont des arbres magnifiques qui s'élèvent en peu de temps jusqu’à 30 mètres, mais non en pyramide. Leurs branches sont étalées, cassantes et sensibles au froid. Ils veulent un terrain humide, prennent difficilement et se greffent sur le Peuplier d'Italie.
Parmi les Peupliers à feuilles blanches, celui qui fait Île plus d’effet est le P. BLANC ou COTONNEUX, P. alba (Peuplier de Hollande, Ypréau), distingué du P. GRISATRE, P. canescens (Franc-Picard), par ses feuilles à trois lobes et plus blanches. On le préfère comme ornement. Tous deux se confondent sous le nom de Peuplier blanc, et servaient également à couronner les athlètes. Le bois du Peuplier blanc, préférable à celui du Peuplier noir, est employé par les menuisiers, les tourneurs et les ébénistes. Les anciens s’en faisaient des boucliers.
Le P. TREMBLE, P. tremula, à fleur extrèmement précoce, doit son nom à la mobilité de ses feuilles tremblottantes. Il croît dans les lieux humides et froids. Son écorce blanchâtre et le frémissement de son feuillage le font placer dans les jardins anglais; son bois est recherché pour voliges; ses cendres sont, en Sibérie, un renrède contre les allections scorbutiques. Dans le Nord, on emploie son écorce comme fébrifuge et vermifuge. Avec ses copeaux on fait la sparterie.
PEZIZE. Les Pezizes forment un des genres les plus nombreux de la grande famille des Champignons. On y remarque une grande diversité de formes et de couleurs. Quelques unes sont d’un très-beau rouge. Leur forme approche le plus
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souvent de celle d’un entonnoir. Les grandes espèces sont généralement comestibles, et aucune n’est indiquée comme vénéneuse. |
PHALANGÈRE (du grec phalangion, espèce d’araignée dont on a cru que cette plante guérissait la piqûre). (Herbeà-l’araignée.) Aussi blanches que le Lis des jardins, mais à fleurs en étoile et beaucoup plus petites, la P. À FLEURS DE LIS et la P. RAMEUSE croissent abondamment dans les taillis des terrains calcaires. Toutes les deux sont dignes d’orner les jardins, où leur culture est très-facile ; elles ne demandent qu'une terre substantielle et légère, et une position très-aérée. On les multiplie en éclatant les racines sitôt que les feuilles sont fanées.
PHALARIS. V. ALPISTE.
PHLÉOLE. V. FLÉOLE.
PHLOMIDE. Des fleurs souvent jaunes, une tige et des feuilles cotonneuses, ont paru établir assez de rapport entre les Phlomides et les Molènes ou Bouillons-blancs pour leur donner le nom grec de ceux-ci; mais elles en diffèrent par tous les caractères des Labiées, qui se réunissent dans les Phlomides pour en faire un des plus beaux genres de cette riche famille. On les cultive dans les jardins ; comme presque toutes sont du Midi, elles veulent une exposition chaude et, s’il est possible, l’orangerie ou une couverture l'hiver.
La P. FRUTESCENTE, la plus cultivée, est un petit arbrisseau très-rameux, très-cotonneux, dont les grandes fleurs d’un jaune éclatant font beaucoup d’effet. La P. PALMÉE n’est pas moins remarquable par sa tige droite et ses feuilles trèsgrandes ; quoique moius délicate que la précédente, elle craint néanmoins les gelées. La P. TUBÉREUSE, originaire de Sibérie, a ses fleurs violacées et peut aussi se cultiver en pleine terre. La P. HERBE-AU-VENT, très-commune en Espagne, à mérité ce nom, parce que sa tige desséchée est souvent le jouet du vent qui s’engoulfre dans ses branches et ses larges calices. |
PHLOX. Les Phlox, originaires de l'Amérique, n’offraient primitivement que deux nuances, le blanc et le lilas; mais aujourd'hui, grâce aux progrès que la culture leur a fait faire, leurs fleurs varient du blanc le plus pur au pourpre le plus foncé, en passant par tous les tons intermédiaires. A part le Phlox Drummundii, espèce délicate et charmante qu'il faut soumeltre à la culture des plantes annuelles, tous les Phlox sont des plantes vivaces, très-rustiques en pleine terre. L’exposition qui leur convient le mieux est celle du plein soleil ;