‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 981 sur 1111 · PHY · texte numérisé non relu

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leur floraison y est plus abondante et o°re des coloris plus vifs. En les massant en groupes et corbeilles, et en opposant les couleurs, on obtiendra de délicieux effets. Les Phlox, comme toutes les plantes vivaces, veulent être changés de place tous les deux ou trois ans ; c’est une faute grave et trèspréjudiciable à leur culture de les abandonner mdéfiniment dans le même endroit. Les belles variétés se multiplient par le bouturage et par la division des racines. Les nouvelles variétés s’obtiennent par le semis, qui doit se faire aussitôt la graine récoltée. On sème dans de grandes terrines, en employant un composé par tiers de terre franche, de terre de bruyère et de terreau de feuilles. On place les terrines en serre tempérée ou sous chàssis et sur couche tiède, et on arrose fréquemment à cause de la dureté de l’épisperme des graines. Il faut bien se garder d’ôter celles-ci de la capsule qui les renferme, comme le font quelquefois les jardiniers inexpérimentés ; on s’exposerait par là à endommager leur épisperme, et l’on n’obtiendrait que des plantes grêles et mal conformées. Les semis passeront l'hiver à lever et à se développer ; quand ils auront atteint de 4 à 6 centimètres, on les repiquera à froid, sous châssis, à faible distance, pour les relever dans le courant de mai et en faire des planches en pleine terre. La plupart fleuriront en août, septembre et octobre de la première année et donneront une satisfaction qu'il faut avoir éprouvée pour s’en rendre compte.

PHORMION TENACE. (Plante-à-lin.) Ce beau Lin, de la famille des Liliacées, originaire de la Nouvelle-Zélande, nous a été apporté par le capitaine Cook, comme étant aussi bon et même meilleur que le nôtre. Ilest très-remarquable par ses feuilles linéaires, glauques, nombreuses, distiques, longues de 2 ou 3 mètres et larges à proportion. Ses fleurs unilatérales sont de dix à douze sur chaque rameau, larges et jaunes. Les feuilles donnent par le rouissage une filasse soyeuse, trèsfine et très-forte. Cette plante précieuse veut une terre franche et bonne, l’orangerie l'hiver et beaucoup d’eau l'été.

PHYSALIDE. V. COQUERET.

PHYSCIE D’ISLANDE. Physcia Islandica (Lichen d'Islande, Mousse-des-rennes.) C’est le Lichen -Islandicus de Linné, le plus important des Lichens par ses principes alimentaires et ses propriétés béchiques et toniques. Il croit en petites touffes formées de lanières dilatées et roussàtres, hautes de 3 à 9 centimètres, sèches, à petites lacunes, ciliées de poils raides ; on le trouve sur la terre dans les endroits pierreux de nos plus hautes montagnes, mais surtout dans le Nord, où la Providence semble l'avoir ménagé pour remplacer, dans ces

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