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LES ORPAILLEURS

ORPAIL- LEURS.

l'orpaillage de Strasbourg, et l'amena, par ses menaces, à solliciter une commission royale qu'on lui accorda le 19 août 1752. Cette conduite de la Cour des Monnaies provoqua les protestations de la ville de Strasbourg , de l'évèque , de tous les seigneurs intéressés ; et un nouvel arrêt du Conseil d'État (24 juillet 1755) les maintint dans leur privilège.

Aujourd'hui ce sont les communes qui possèdent le droit d'affermer les lavages d'or, et qui perçoivent le produit, d'ailleurs insignifiant, de ce fermage. M. Daubrée l'évalue à 2 ou 3 francs par commune.

Procédés Dans la préface de sa Chronique , Trausch indique la ma- DF.s nière dont les orpailleurs procédaient de son temps (avant 1633). « Sur les bords du Rhin, ils étendent sur un plan légèrement incliné deux ou trois planches non rabotées et garnies d'un rebord. Ils prennent ensuite dans le Rhin du sable, des cailloux, du gravier,et le jettent avec des pelles sur les planches. Quand celles-ci sont suffisamment couvertes, ils les arrosent avec de l'eau qui entraîne le gros sable. Le sable le plus pur et le plus lourd auquel se trouve mêlé l'or, reste , arrêté par les rugosités des planches. On le recueille dans des pots ou des écuelles de bois, et on le dépouille de toute impureté par des lotions réitérées, jusqu'à ce qu'on n'ait plus qu'un sable brun foncé, qui est le sable aurifère. Pour en retirer l'or, on le verse dans un pot de terre préalablement chauffé sur un brasier , on y ajoute une certaine quantité de mercure. Celui-ci s'empare de l'or et finit par former une boulette blanche, que l'on roule ensuite dans la main. Cela fait, les boulettes sont mises dans un creuset, que l'on chauffe à une certaine température. Le mercure s'évapore et laisse au fond du vase un bouton d'or. C'est ce que j'ai vu faire mainte fois sous le pont du Rhin. »

Des détails analogues se trouvent dans un rapport du xvn« siècle , conservé dans les Archives et publié par Treitlinger. Nous ne constatons même que des perfectionnements de peu d'importance dans les procédés décrits par Réaumur en 1718, et par M. Daubrée pour les orpailleurs modernes. Voici ce que nous dit ce dernier :

« On se sert d'une table inclinée, ayant 2 mètres de longueur sur 1 mètre de large, laquelle est couverte d'un drap de laine à longs poils. Elle est inclinée à l'horizon de 10 à 12 degrés.

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