PROCEDES D EXPLOITATION
un bassin en fil de fer (sibkessei), qui est percé de trous carrés et que Ton agite dans un canal d'eau courante (sumpj). Il subit ensuite les mêmes préparations que la mine d'argent.
Les parties re jetées dans ces opérations préliminaires, les haldes , renferment encore du minerai. Certains ouvriers les reprennent en sous-œuvre ; et les métaux qu'ils en retirent, ne paient point de dîme.
Prechter ne dit rien des procédés employés pour la fonte. D'après un mémoire du xviir siècle, ils ne différaient guère de ceux qu'on trouve décrits partout. Il est donc inutile d'en parler ici ^
Les mines de Lièvre donnaient de l'argent, du cuivre et du plomb. On y trouvait aussi du cobalt, de l'azur, de l'arsenic, du bismuth,' etc. Mais on négligeait ces produits, et ce n'est guère qu'au xviii* siècle qu'on tira parti du cobalt.
On classait le minerai en trois catégories, le glasert^, le blejrert\ et le kupferert\. Dans le glaser% on ne payait que l'argent , d'après un tarif qui variait selon la richesse de la mine. En 1602, on donnait 30, 26, 16 kreutzer par loth d'argent, selon que le quintal en renfermait 3 (0,090%), 6 (0,181 %) ou plus : au delà de 3 marcs de richesse (1,50 %), intervenait une convention spéciale. Le minerai était admis comme kupferert\, si le quintal contenait au moins 10^. (10%) de cuivre. La livre de cuivre se payait 6 kr., quand on tenait compte de l'argent; 9 kr., quand on le négligeait. Le bleyert\ devait avoir au moins 20 livres (20%) de plomb. Il nous suffit d'indiquer ces principes généraux. Quant au prix du minerai, mille raisons le modifiaient sans cesse.
Les comptes que nous avons rencontrés, nous permettent d'établir, pour un certain nombre d'années, la place qu'occupait chacun de ces métaux dans la production générale de nos mines.
Nature