V, OU
iiS
135 Vi
285 Vi
néant
170 Vt
116 Vt
néant
D'après ces données, la production en argent fut de 1246 marcs en 1692 ; 640 en 1693 ; 910 en 1694 ; 540 en 1693 ; 1346 ea 1696 ; d'environ 1400 en 1697, et 1000 en 1698. La production du plomb monta à 20067 «. en 1692 ; 25689 a en 1693 ; 23187 n. en 1694 ; en 1695 elle descendit à 13395 /5^., resta nulle
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en 1696 , pour revenir en 1697 , à environ 34 quintaux, et à 50 quintaux en 1698.
En 1699. Le tableau que nous venons de présenter , trouve d'ailleurs son commentaire dans un mémoire de 1699, qui semble avoir pour but d'obtenir une réduction de fermage , pour le bail de 1700. Il est accompagné d'observations critiques, faites par le sieur Dupin, prévôt des mines, qui conteste l'exactitude de certaines évaluations.
D'après ce mémoire, il n'y a que trois galeries en activité.
Le Pfennigthurm est une mine d'argent. Il a 1800 pieds de profondeur (1108 d'après Dupin); il est rempli de sources dont les invasions arrêtent souvent les travaux *. Depuis 1692, il a été inondé quatre fois, et occupé par les eaux pendant 35 mois et demi. On trouve sur cette galerie: un houtmann (surveillant), 30 coupeurs, 2 trieurs et 8 garçons qui tiennent les aiguilles. Le transport du matériel absorbe un houtmann , 2 coureurs de chariots, et 40 journaliers. On y compte de plus 3 manœuvres pour la conduite des eaux , 2 maîtres d'engin, un maréchal, un charpentier et 6 valets. Total, 96 ouvriers.
5. Pierre est aussi une mine d'argent, et a la même profondeur (1290 pieds d'après Dupin); elle est plus rarement inondée, mais ses produits sont moins riches. Il s'y rencontre 44 hommes pour l'extraction, 34 pour le transport, et 9 pour les machines, en tout 87.
S. J[ean est une mine de plomb. Elle occupe 35 hommes à la galerie, 29 pour le transport, 14 aux pompes et aux ateliers ; total, 78. On y voit une machine surprenante pour pomper l'eau, inventée par le prévôt.
La fonderie renferme 3 fourneaux , dont 2 doivent toujours être allumés. Chaque fourneau est servi par trois maîtres, 3 valets et un fierleif (chauffeur) \ en tout 14 ouvriers , plus i houtmann, un raffineur et un essayeur.
Les salaires ^ de ces diverses catégories, sont par semaine
1. Le 18 janvier 1696, Dupin écrivait à M. MoUien intendant général des Mazarin , que les fermiers découragés par leurs pertes congédient tous les ouvriers, à moins qu'ils ne veuillent travailler à forfait, ce qui serait ruineux pour les mines. Us veulent se bornera entretenir les pompes jusqu'à la tin de leur bail. En effet, le Pfennigthurm est inonde.
2. Ces salaires sont bas, comparés à ceux de Lièvre. M. de Dietrich a déjà signalé ce fait, pour d'autres époques. Il cite ip. 88j une note de
houtmann, maîtres d'engin, 3 1. ou 4 fr. 30
maîtres-fondeurs 2 10 s. ou 3 67
ouvriers-mineurs .... 2 ou 2 86
valets 1 16 ou 2 1)7
tireurs -1 10 ou 2 15
garçons 13 4 d. ou O 96
La dépense de ce chapitre s'élève donc par semaine , pour les galeries, à 430 1. 11 s. 8 d., et en y comprenant la fonderie, à 447 1. 6 s. 8 d. M. Dupin admet à peu près ces chiffres, mais il remarque qu'ils ne peuvent compter que pour les époques où tout est en activité , tandis que le rapport les suppose exacts, même pour les chômages qu'imposent les inondations.
A la main d'œuvre il faut ajouter les fournitures. S. Jean ne donne pas assez de plomb pour la coupellation de l'argent. Il faut en faire venir un millier de quintaux, par an , des mines de Cologne. Grâce à la faculté qu'on a de les transporter, depuis Colmar, par les voitures qui cherchent le fer des forges, le quintal ne revient qu'à 8 1. i^U fr. 45). La mine de Cologne contient jusqu'à 66 ^. de plomb par quintal; mais comme elle est trop fine et s'évapore trop facilement , on la mêle à celle de S. Jean. Pour charger un fourneau, on joint à 4 quintaux de minerai d'argent, 3 quintaux de mine de Cologne , 2 quintaux de mine de S. Jean , qui ne tient que 35 //. de plomb, et 1 quintal Va de harpelin et de litharge, provenant des fontes antérieures.
Chaque semaine on distribue 1 //. de suif par ouvrier, 1 V2 //. par houtmann : ce qui feit une consommation de 100 quintaux à 32 ou 33 1. (46 à 47 fr.). Le fer nécessaire pour outils engins, roues, etc. monte à 14 milliers, à raison de 90 1.(128 fr.) chacun K Les outils et les aiguilles absorbent en outre 25 quintaux d'acier à 351. (50 fr.). Ajoutez à cela, 24 quintaux de cambouis à 25 1. (36 fr.) pour graisser les machines ; 70 pièces de cuir à 12 72 1. (18 fr.) pour l'entretien des pompes ; 900 bennes (16 cuveaux) de charbon à 5 Va 1. (8 fr.), rendues au fourneau ; environ 600 1. pour façon de planches, canaux, etc.; enfin 3500 //. de poudre. Le quintal de poudre se payait autre-
1767, d'après laquelle un mineur, travaillant 12 heures par jour, ne gagne que 9 1. ou 9 fr.fpar mois.
l. M. Dupin conteste ces deux chiffres, surtout le second. Les mineurs ont un prix de faveur et ne paient que 50 1.
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fois 551., on en demande aujourd'hui 75 et 110 1 ; quand on la fabriquait à la mine, il ne revenait qu'à 33 1. 6 s. 8 d. K
L'ensemble de ces frais s'élève à 22260 1., ou 468 1. 17 s. 8 d. par semaine , ce qui , joint aux salaires, porte la dépense totale de chaque semaine à 916 1.
Or les recettes totales de 7 années (1692—98) ne furent que de 252 784 1. ou 695 1. par semaine. De là un déficit annuel de 115291.
Ces recettes se composaient de 5457 * marcs d'argent , vendus à raison de 36 1. 12 s. ; de 1052 quintaux de cuivre, extraits des billons d'argent, cédés à 65 1. (93 fr.). M. Dupin prétend qu'il faut porter ce dernier chiflFre à 801. (114 fr.). Quant au plomb, il sert à la coupellation de l'argent. Après l'opération il ne reste que du plomb aigre et brûlé, bon tout au plus pour des moules ou des caractères d'imprimerie. On en a vendu 120 quintaux à 10 1. (14 fr. 30) chacun.
Quelle que soit l'exagération d'un certain nombre de ces chiffres ^, il n'en ressort pas moins avec évidence que l'exploitation des mines ne présentait pas à nos fermiers des bénéfices trop séduisants. Les premières années du xviii« siècle* ne furent pas plus rénumératoires, et le duc de Mazarin dut se résigner à continuer les travaux à son propre compte. Dps- Il ne tarda pas à s'en lasser, et profita de l'arrivée au pou-
TRucTioN voir du Régent, pour en obtenir (1716) la permission de déï^Es^AUNEs truire les mines. « Ce qui fut exécuté précipita ment par un détachement de la garnison de Belfort , crainte d'un contre ordre. Les machines servantes à Tépuissement du fond des mines furent d'abord démontées, et cette destruction produisit le noyementdes mines ; les matières de ces machines, en bois, cuivre et fer furent vendues au profit du seigneur. > Cet
1. Pour apprécier ces données comparatives, il faudrait savoir à quelle année se rapporte cet autrefois et de quelle espèce de livre il était alors question.
2. Ce chififre n'est pas d'accord avec les éléments fournis par les relevés trimestriels. Ceux-ci nous donnent plus de 7000 marcs.
3. Nous les avons reproduits bien que quelques uns présentent des erreurs de calcul évidentes. Nos évaluations supposent que les livres sont des livres d'Alsace (1 fr. 43), qui seules permettaient de payer pour le marc 36 1. 12 s. La livre tournois valait alors 1 fr. 57.
4. En 1701, 773 marcs; 1702, 720; 1703, 610; 1704, 786; 1705, 754:etc. L'argent était remis aux Monnaies de Strasbourg ou de Besançon.