V. ci-dessus p
2. C. Th. XII, 6,13. quoties certa sumtna solidorum debeatur^ et auri massa transmittitur, in 73 solidos libra feratur accepta, a. 367.
3. Si quis solidos appendere voluerit auri cocti 7 solidos quaternorum scripilorum . . . adpendet pro singuHs unciis. C. Th. x 11, 7. 1 a. 3^. Or. 12 X 7 = 84. Nous savons qu'on explique ces deux textes en supposant que les derniers sous sont d'un titre moins élevé. Mais le lecteur attentif remarquera qu'il s'agit, dans le premier cas, d'une dette en sous qu'on paie en lingots ; et dans le second, d'une dette en lingots qu'on paie en sous. Toute la question est là. On remarquera aussi que dans cette occasion, comme dans les deux arrêtés cités plus haut, récart entre l'or fin et l'or monnayé s'estime à 2 onces par livre.
4. Nicolas Oresme, Traictie des Monnoies. Édition Wolowski,p. ixv. Ch. 7.
FABRICATION ET RENDAGE. 277
se l'imaginer *. » Supposons en effet le revenu en argent du prince de Bavière à 400,000 /?., ce qui est peu de chose, ces 400,000/^. ne représentaient en 1445 que r>0,000 florins, tandis qu'ils valaient antérieurement 66,666 fl. (à 6 /?.), et même 80,000 fl. (à 5 /*.)•
Malgré ces dangers, la légitimité du seigneuriage était généralement reconnue, et quand les édits impériaux le proscrivirent à une époque plus récente , il fut conservé en pratique par les gouvernements locaux.
Pour la période mérovingienne, nous n'avons aucune donnée précise sur l'importance du rendage. Le plus ancien texte de ce genre est l'ordonnance de Pépin le bref, par laquelle ce prince ordonne de tailler 22 ?, dans la livre. « Sur ces 22 /?., dit-il, le monétaire en gardera un et remettra le reste. » Encore ce langage est-il fort vague. Ce sou représente-t-il le brassage, le seigneuriage, ou le rendage ?
On peut en conclure toutefois que l'argent monnayé était plus cher que l'argent fin. Et comme le fondateur d'une dynastie nouvelle ne pouvait se permettre, sans imprudence, une innovation de cette gravité , nous sommes en droit de croire que le même fait existait déjà sous la première race.
Dans les siècles suivants le rendage est l'objet d-e documents si nombreux et si divers, qu'aucun écrivain ne l'a jamais mis en doute. Il est donc inutile d'y insister.
A l'indication de la somme prélevée par la febrication des espèces , se rattache naturellement l'exposé des procédés qu'employaient les monnayeurs, et des mesures de toute espèce, qui assuraient la loyauté de kur travail.
A Rome les monnaies passaient par les mains d'un certain nombre d'ouvriers, dont le nom rappelle la spécialité. C'étaient \qs Jlaturarii ou fondeurs, les malleatores qui amincissaient au marteau les barres de métal fondu, les œquatores ou ajusteurs qui donnaient aux flans le poids réglementaire, les suppostores qui mettaient les flans sur les coins, pendant que les signatures les frappaient. Us étaient placés sous la direction des officinatores ou contre maîtres. Parmi les officiers subalternes de l'atelier on rencontre encore les exactores ou vérificateurs, le nummularius officinœ ou caissier, le prœpositus scalptorum ou
1. Muntzbuch de Vienne, n° lxxx, édité par Théod. G. de Karajan.