USAGES DE VIENNE
En présence de la réserve que gardent les règlements strasbourgeois , il n'est peut-être pas inopportun d'emprunter quelques données techniques au Mûnt\buch de Vienne. Lespièces qui composent cet ouvrage sont d'une date beaucoup plus récente. Mais la Monnaie de Vienne semble avoir conservé , avec une piété scrupuleuse, le culte des anciennes traditions. Il doit y avoir plus d'une analogie entre ses institutions , et celles de l'ancienne Monnaie strasbourgeoise.
Les Husgenossen ne monnayaient pas eux-mêmes à Vienne; mais leurs ouvriers participaient dans une certaine limite à leurs privilèges. Ceux-ci, relevaient comme eux, du directeur de la Monnaie et échappaient à la juridiction ordinaire du Magistrat. Nous avons vu dans le chapitre consacré aux Husgenossen, qu'à Bâle, les ouvriers de Pierre Gatz étaient placés par une charte impériale dans une situation analogue. Sauf les cas de faux, de vol et d'homicide , ils n'avaient d'autre juge que leur maître monnayeur.
Mais s'ils ne fabriquaient pas eux-mêmes des deniers , les Husgenossen de Vienne étaient tenus d'approvisionner la Monnaie de métaux précieux. Chacun d'eux devait faire monnayer tous les ans sept brèves de 136 marcs ; plus tard cette obligation fut réduite à cinq, puis à trois brèves ; enfin, au milieu du xv* siècle , elle fut complètement supprimée. Quoique membre de la corporation , le maître monnayeur n'avait pas le droit de faire monnayer à son compte, à moins que les autres ne consentissent , par complaisance , à lui accorder une brève ou deux.
La fabrication était placée sous la surveillance du maître monnayeur et d'un contrôleur (anwalt), nommés tous deux par les archiducs.
Le Husgenossen remettait son argent aux fondeurs (^e^^er) assermentés. La fusion faite , l'essayeur (versucher) vérifiait
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